À l’occasion de la Journée mondiale du tourisme, le ministre Jean Claude Gakosso a affirmé l’ambition du gouvernement : faire du Congo un hub touristique de référence en Afrique centrale, en portant un regard neuf sur ses sites naturels et culturels.
Un regard neuf sur les sites naturels et culturels du Congo
Le 26 septembre, à Brazzaville, Jean Claude Gakosso a exprimé la volonté du gouvernement. Le ministre de la Culture, des arts, du patrimoine national et de l’industrie touristique a fixé un cap ambitieux : installer le Congo comme hub touristique de référence en Afrique centrale.
Le point de départ annoncé tient d’abord à un changement de regard. Il s’agit, selon lui, de porter un œil neuf sur les sites naturels et culturels du pays afin de mieux les valoriser. Autrement dit, de commencer par redécouvrir ce qui existe déjà.
« Le Congo a, en réalité, tout pour devenir la destination touristique de référence et de prédilection des touristes », a-t-il affirmé dans une déclaration rendue publique pour la 47e édition de la Journée mondiale du tourisme, célébrée chaque année le 27 septembre.
Journée mondiale du tourisme : visiter d’abord son propre pays
La formule la plus parlante de cette déclaration s’adresse moins aux visiteurs étrangers qu’aux Congolais eux-mêmes. Pour le ministre, ce sont eux qui devraient, avant tout, se rendre sur ces sites, avant de faire naître chez les touristes une envie irrépressible d’en faire autant.
On peut y lire une logique simple. Un patrimoine que ses propres habitants connaissent et fréquentent se raconte plus facilement. Le voyage de proximité apparaît ainsi, dans ce discours, comme la première étape d’une ambition tournée vers l’extérieur.
Le tourisme n’est pas envisagé ici comme une simple vitrine. M. Gakosso a rappelé que ce secteur compte parmi les piliers de la diversification économique du pays, un statut qui dépasse largement la seule célébration d’une journée internationale.
Culture authentique, infrastructures et sécurité des itinéraires
Le ministre s’est appuyé sur les instructions édictées par le Chef de l’État. Elles dessinent plusieurs chantiers distincts, que la déclaration énumère sans en détailler le calendrier ni les moyens.
Le premier touche à l’identité : défendre et illustrer la culture congolaise authentique. Le deuxième concerne l’accueil matériel des visiteurs, avec l’installation d’infrastructures touristiques modernes.
Le troisième porte sur les femmes et les hommes du secteur, dont le personnel doit être formé à la déontologie et à l’éthique professionnelle. Le quatrième vise la sécurisation des circuits et des itinéraires touristiques, condition indispensable pour qui veut arpenter le pays sereinement.
Visa-Congo et plateformes numériques : soigner l’accueil
Au-delà de ces missions, le gouvernement entend travailler à la conservation de la culture de l’accueil. Cela passe, selon la déclaration, par la simplification des conditions d’obtention du visa-Congo.
Le texte évoque également la multiplication de plateformes numériques destinées à être déployées à l’international, dans les pays émetteurs de tourisme. L’objectif affiché est de rendre la destination visible là où naissent les projets de voyage.
Numérique et intelligence artificielle au service du tourisme
Cette édition était placée sous le thème « Agenda numérique et l’intelligence artificielle pour repenser le tourisme ». Pour M. Gakosso, la journée illustre l’originalité et l’authenticité de l’identité culturelle et touristique, à l’heure de l’outil numérique et de l’intelligence artificielle.
Le ministre y voit une opportunité à saisir. Ces outils, qu’il qualifie de révolutionnaires, doivent selon lui permettre au pays de s’arrimer aux exigences touristiques et culturelles de la modernité.
Un patrimoine naturel et culturel comme premier atout
Sa conviction repose sur un constat qu’il formule sans détour : le pays est doté d’immenses atouts naturels, d’une culture qui rayonne au-delà de ses frontières et d’innombrables curiosités touristiques à faire valoir.
Pour un magazine attaché au voyage responsable, cette hiérarchie a du sens. Elle place la nature et la culture au cœur du projet, plutôt que de les réduire à un décor. Reste à voir comment ces orientations se traduiront concrètement sur le terrain.
Car l’ambition annoncée engage plusieurs fronts à la fois : la mise en valeur des sites, la qualité de l’accueil, la formation, la sécurité et la visibilité numérique. Leur cohérence décidera, bien plus que les déclarations, de la place que le Congo occupera sur la carte touristique d’Afrique centrale.




