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À Brazzaville, le ministre Juste Désiré Mondelé a reçu le 28 septembre les représentants de la BAD et de l’Unicef. Entretien routier, financement des services d’assainissement pour les familles et futur compte Wash ont nourri ces échanges.

Deux partenaires reçus à Brazzaville pour l’assainissement

Le 28 septembre, le ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier a reçu tour à tour deux institutions à Brazzaville : la Banque africaine de développement (BAD), représentée par Olivier Beguy, et l’Unicef au Congo, par la voix de Mariavittoria Ballota.

Les deux entretiens, menés séparément, poursuivaient un même objectif : renforcer la résilience du pays. Deux leviers ont été abordés, l’entretien routier et la mise en œuvre des politiques d’assainissement, qui relèvent tous deux du portefeuille de Juste Désiré Mondelé.

La route, pilier de la résilience selon la BAD

Olivier Beguy est venu présenter les grandes lignes d’une étude conduite par la BAD dans plusieurs pays africains. Ce travail vise à dresser un état des lieux de la mise en œuvre des politiques publiques, au premier rang desquelles le Plan national de développement.

Pour le représentant de la banque, le constat tient en une phrase : « La résilience économique passe essentiellement par les infrastructures routières ». Une manière de rappeler que l’entretien des routes, confié au même ministère que l’assainissement, pèse lourd dans l’équation économique.

L’Unicef poursuit son appui à l’assainissement en 2026

Du côté de l’Unicef, l’heure était au suivi. Mariavittoria Ballota a fait le point sur la poursuite de l’accompagnement de son organisation dans la politique d’assainissement, dans le cadre du plan de travail 2026.

Elle a surtout évoqué la mise en œuvre d’un mécanisme de financement innovant au profit des familles, pour faciliter leur accès aux services d’assainissement. Selon elle, ce dispositif profiterait d’abord aux enfants. Ses modalités précises ne sont pas détaillées à ce stade.

Salubrité et droits des enfants

La représentante de l’Unicef a résumé sa position sans détour : « L’assainissement reste un investissement prioritaire pour faire avancer les droits des enfants en République du Congo ».

Le propos déplace le regard. La salubrité n’y apparaît pas comme un simple service urbain, mais comme une question de droits, qui concerne en premier lieu les plus jeunes.

Le compte Wash, un outil pour repérer les financements

Autre engagement, l’Unicef, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a promis de mettre des experts techniques à la disposition du ministère. Leur mission : accompagner l’installation du compte Wash.

Ce mécanisme doit aider à identifier les ressources financières disponibles en matière d’assainissement, qu’elles proviennent des pouvoirs publics, du secteur privé ou des organismes de développement. Une sorte de cartographie de l’argent disponible, dans un domaine où les bailleurs sont multiples.

Une salubrité urbaine qui se construit à plusieurs

Routes entretenues, familles aidées pour accéder aux services, financements mieux identifiés : ces échanges dessinent une approche où l’assainissement urbain mobilise plusieurs partenaires à la fois.

Reste désormais à voir comment ces engagements se traduiront concrètement dans les quartiers de Brazzaville et des autres villes du Congo.

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