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À Brazzaville, plusieurs plateformes de la société civile congolaise se donnent quatre jours, du 29 septembre au 2 octobre, pour bâtir une stratégie commune, une feuille de route et un plan de plaidoyer face aux réformes touchant les forêts, le climat, le foncier et les droits.

Quatre jours pour parler d’une seule voix

L’atelier s’est ouvert le 29 septembre dans la capitale congolaise et doit se poursuivre jusqu’au 2 octobre. Il réunit plusieurs plateformes d’organisations de la société civile (OSC) autour d’un objectif affiché : renforcer leur participation aux réformes qui touchent le secteur forestier.

L’enjeu dépasse la simple présence autour de la table. Les organisations veulent repartir avec trois outils concrets : une stratégie commune, une feuille de route et un plan de plaidoyer. De quoi avancer de concert sur des dossiers qui les concernent toutes.

La méthode défendue par l’OCDH

C’est la directrice de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), Nina Cynthia Kiyoundou-Yombo, qui a fixé le cap à l’ouverture des travaux.

« Nous voulons qu’au sortir de ces quatre jours, nous ayons une stratégie qui nous permettra de participer de façon structurée et qualitative aux réformes en cours », a-t-elle déclaré, selon l’Agence congolaise d’information (ACI).

Les deux adjectifs résument la démarche. Participer de façon structurée suppose une organisation et une coordination entre plateformes ; le faire de façon qualitative suppose des contributions assez solides pour compter dans l’élaboration des réformes.

Forêts, climat, foncier : des réformes qui se croisent

Le périmètre de l’atelier est large. Les participants examinent les réformes engagées dans les secteurs des forêts, du climat, du foncier et des droits, quatre dossiers qui se répondent les uns aux autres.

Mme Kiyoundou-Yombo a insisté sur ce point : les réformes ne concernent pas uniquement le secteur forestier. D’autres domaines, a-t-elle relevé, peuvent avoir une incidence sur la gestion des ressources naturelles et sur les droits des communautés.

« Il y a d’autres secteurs clés tels que l’environnement, l’aménagement du territoire ou encore l’agriculture, où des réformes sont également engagées, et auxquelles la société civile doit pouvoir contribuer », a-t-elle souligné.

Communautés locales et populations autochtones à l’ordre du jour

Parmi les points à l’examen figure un état des lieux des réformes en cours. Les participants se penchent aussi sur les enjeux liés aux droits des communautés locales et des populations autochtones, inscrits en toutes lettres au programme.

Les défis et les opportunités liés à l’implication de la société civile figurent aussi au menu. L’occasion d’identifier ce qui freine la participation des organisations, autant que ce qui peut la rendre plus efficace.

Tirer les leçons avant de tracer la route

Avant de se projeter, les OSC entendent regarder en arrière. Les échanges portent sur leurs expériences de participation aux réformes, sur leurs impacts et sur les enseignements à en tirer.

Une part décisive du travail passe par des travaux de groupe. Les participants y définiront les mécanismes de coordination entre les différentes plateformes et élaboreront la feuille de route commune, pièce maîtresse de la démarche.

Un plaidoyer soutenu par le programme FGMC

L’atelier prévoit également un partage d’informations sur les actions soutenues au Congo par le programme Gouvernance forestière, marchés et climat (FGMC), ainsi qu’une réflexion sur les prochaines étapes du plaidoyer de la société civile.

Ce plaidoyer vise les réformes relatives aux forêts, au climat, aux terres et aux autres ressources naturelles. Les travaux sont organisés avec l’appui financier du Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO), à travers le programme FGMC.

Des représentants de l’administration forestière et des partenaires ont pris part à la rencontre.

Ce que visent les plateformes

Au terme des quatre jours, les plateformes entendent disposer d’une stratégie commune, d’une feuille de route et d’un plan de plaidoyer pour participer aux réformes en cours.

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