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Brazzaville accueille un échange Sud-Sud sur l’insertion des jeunes

Depuis le 12 octobre, Brazzaville sert de point de rencontre à des acteurs de l’insertion professionnelle venus de plusieurs continents. À l’initiative de l’ONG Essor et de ses partenaires, un échange Sud-Sud de cinq jours s’est ouvert pour mettre en commun les expériences et capitaliser les méthodes de formation.

Autour de la table se retrouvent des participants venus du Brésil, de Guinée-Bissau, du Mozambique, de France, du Tchad et du Congo. Ensemble, ils cherchent à repérer, entre les pays d’intervention d’Essor, les bonnes pratiques capables de renforcer l’accompagnement des populations vulnérables.

Au cœur des travaux figure le bilan du projet Emateli, mis en œuvre au Congo. L’enjeu est double : faire le point sur les résultats obtenus et examiner les conditions qui permettront aux mécanismes mis en place de durer.

Emateli, un projet ancré dans plusieurs territoires congolais

Déployé sur trois ans, Emateli couvre quatre villes : Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso. Le dispositif ne se cantonne donc pas à la capitale et s’étend à plusieurs territoires du pays.

Son objectif affiché : améliorer les conditions de vie des populations. Pour y parvenir, le projet mise sur le renforcement de la société civile congolaise et sur un dispositif dédié à la formation et à l’insertion professionnelle des jeunes.

Soutenu par l’Union européenne, Emateli entend également renforcer les capacités des acteurs locaux et faciliter l’accès des jeunes aux possibilités de formation et d’emploi.

Edden, la formation agricole sur le terrain

La semaine ne se déroule pas uniquement en salle. Une visite de terrain est prévue sur le site de formation et d’insertion professionnelle agricole d’Edden. Les délégations pourront y observer un dispositif d’insertion tourné vers l’agriculture.

Ce rendez-vous rappelle que l’insertion des jeunes passe aussi par les métiers de la terre. Le programme communiqué ne précise toutefois ni le nombre d’apprenants accueillis à Edden ni les filières qui y sont enseignées.

Orientation, auto-emploi et dialogue avec les entreprises

Les échanges portent aussi sur les bureaux d’orientation et d’emploi, sur le parcours d’auto-emploi et sur la méthodologie de formation et d’insertion professionnelle.

Plusieurs axes guident la réflexion : le transfert des méthodologies d’Essor, l’autonomisation des dispositifs d’accompagnement, le renforcement des organisations de la société civile et un dialogue amélioré entre centres de formation professionnelle, entreprises et pouvoirs publics.

Le Sud-Sud, « accélérateur de compétences »

En ouvrant les travaux, la coordonnatrice pays d’Essor, Martine Claire Ngo Balogog, a souligné l’importance d’une coopération entre acteurs confrontés à des problématiques similaires.

« Le Sud-Sud constitue un véritable accélérateur de compétences et d’innovations. Il nous permet de transformer la diversité de nos expériences en une force collective au service d’une même ambition », a-t-elle déclaré.

Une ambition qu’elle a définie comme « celle d’aider les populations les plus vulnérables à améliorer durablement leurs conditions de vie ».

Pérenniser les acquis d’Emateli

Au terme des cinq jours, les participants devraient dégager des pistes pour consolider les acquis du projet et favoriser la pérennisation des initiatives engagées dans les différents pays concernés.

Pour les jeunes visés par Emateli, de Brazzaville à Ouesso en passant par Pointe-Noire et Dolisie, l’enjeu dépasse le simple bilan. Il s’agit de savoir si les mécanismes d’accompagnement mis en place sauront fonctionner de manière autonome et durer.

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