À Épéna, dans la Likouala, la montée des eaux a fait 16 739 sinistrés et inondé onze des vingt-deux villages de la sous-préfecture. Alors que débute la saison des pluies, le gouvernement mobilise des hélicoptères pour acheminer les équipes humanitaires et sanitaires, sous la coordination du Premier ministre.
Épéna, une sous-préfecture à moitié sous les eaux
Le chiffre résume à lui seul l’ampleur du choc : sur les 22 villages que compte la sous-préfecture d’Épéna, 11 sont inondés. Depuis quelques jours, la montée des eaux frappe ce territoire du département de la Likouala, en République du Congo.
Le bilan fait état de 16 739 personnes sinistrées et déplacées, et de 2 738 ménages touchés. Derrière ces nombres, ce sont des familles entières dont le quotidien a basculé en quelques jours.
Selon les informations communiquées par le ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, plusieurs localités de la sous-préfecture sont atteintes. Parmi les villages cités figurent Mokengui, Mabongo-Koto, Bokatola, Makengo, Matoko, Ibanga, Iyakou, Itanga, Mohounda et Boha Impongui.
Des villages vulnérables face à la montée des eaux
La proportion frappe : ce n’est pas une localité isolée qui est touchée, mais un village sur deux. Cette répartition souligne la vulnérabilité de l’ensemble de la sous-préfecture face à la montée des eaux, bien au-delà d’un incident circonscrit.
Les informations disponibles ne précisent ni les lieux où les sinistrés ont trouvé refuge, ni l’état des habitations. L’importance des chiffres suffit toutefois à mesurer l’effort d’assistance qui attend les autorités.
Saison des pluies : la menace sanitaire en embuscade
La crise survient au moment où s’ouvre la saison des pluies. Le gouvernement inscrit explicitement son intervention dans ce contexte, en pointant les risques sanitaires liés aux inondations.
C’est l’un des visages les moins visibles de ces catastrophes : une fois les habitations submergées, l’eau elle-même peut devenir un danger pour la santé des populations. L’association du ministère de la Santé au dispositif traduit cette préoccupation.
Le calendrier ajoute une part d’incertitude. Rien n’est dit, à ce stade, sur l’évolution attendue des niveaux d’eau. Mais en liant la riposte au début de la saison humide, les autorités signalent que la situation appelle une vigilance particulière.
Hélicoptères et équipes humanitaires mobilisés
Le Conseil des ministres a instruit les départements ministériels concernés de prendre, sans délai, les dispositions nécessaires pour faire face à l’urgence humanitaire.
Le ministère de la Défense nationale a notamment été chargé de mobiliser des hélicoptères de transport. Objectif : faciliter le déploiement des équipes des ministères en charge de l’Action humanitaire et de la Santé, pour assister les sinistrés et répondre à leurs besoins.
Le recours à des moyens aériens témoigne de la priorité donnée à la rapidité de l’intervention.
Une riposte coordonnée sous l’autorité du Premier ministre
La réponse ne repose pas sur un seul ministère. Placée sous l’autorité du Premier ministre, chef du gouvernement, elle sera pilotée par une cellule réunissant les ministères compétents.
Le gouvernement devra également rendre compte régulièrement au président de la République de l’évolution de la situation. Ce double niveau de suivi place la gestion des inondations de la Likouala au cœur de l’agenda de l’exécutif.
Épéna à l’épreuve de la saison humide
Le Conseil des ministres a exprimé sa solidarité aux Congolaises et aux Congolais touchés par cette catastrophe, en les assurant du soutien de la nation.
Pour les habitants d’Épéna, l’efficacité de cette mobilisation se jugera sur le terrain : l’arrivée des équipes, la prévention des risques sanitaires et l’accompagnement des ménages déplacés, alors que la saison des pluies ne fait que commencer.



