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La Fondation pro social inter-États et la mairie de l’arrondissement 5 Mongo-Mpoukou ont ausculté Tchiali, Siafoumou et Makayabu 48. Objectif : cartographier l’érosion et les zones inondables avant la saison des pluies.

À Mongo-Mpoukou, la pluie ne tombe pas encore. Mais elle est déjà au centre des conversations. Dans l’arrondissement 5, une délégation a parcouru les rues pour mesurer, avant l’averse, ce que l’eau y défait chaque année.

Meslaye Pineau Kiazabou, administrateur-maire de l’arrondissement 5 Mongo-Mpoukou, a conduit récemment cette tournée aux côtés d’Orcel Bayonga-Mbondza, représentant résident de la Fondation pro social inter-États (FPSI). Objectif affiché : diagnostiquer les zones critiques gagnées par l’érosion et la dégradation des voies.

Trois quartiers où l’eau dicte sa loi

Tchiali, Siafoumou et Makayabu 48 : trois quartiers, un même mal. Les routes s’y délitent, l’érosion y progresse, et de nombreuses habitations vivent sous la menace des inondations. La tournée visait précisément à évaluer l’ampleur de ces désordres.

L’érosion urbaine tient rarement du hasard. Elle prospère là où les eaux de pluie manquent d’exutoire et où la voirie non canalisée se transforme en couloir de drainage. C’est ce mécanisme que la délégation est venue documenter, rue après rue.

Tchiali, premier front de l’érosion

À bord d’un bus mis à disposition par la Fondation, la délégation a sillonné les sites retenus. À Tchiali, elle s’est arrêtée sur la rue du transformateur E²C, la rue de la Maison Canal+, la rue Jean-Marie et la rue du Docteur Lisaka.

Le parcours s’est prolongé jusqu’au pont qui relie Tchiali à Siafoumou. Un ouvrage de franchissement, dans un quartier travaillé par l’eau, n’est jamais un détail : il concentre les flux et signale, mieux qu’un discours, la topographie du risque.

Siafoumou et Makayabu 48, l’inventaire se poursuit

À Siafoumou, les équipes ont remonté la transversale Tchiali jusqu’à l’arrêt Mongo-Siafoumou, puis l’avenue Alexandre-Honoré-Paka, entre le transformateur E²C et la station-service Total. L’état des voies y a été minutieusement observé.

Dans Makayabu 48, la ronde a suivi les tronçons reliant l’École Louis-Gregory à l’École primaire Kouanga Makosso, en passant par l’ex-siège de la société Averda. Elle s’est achevée sur l’avenue Antoinette-Sassou-N’Guesso, au coucher du soleil.

Que deux écoles bornent l’un des tronçons inspectés n’en fait pas un détail de géographie. La dégradation d’une voie se paie d’abord dans les trajets quotidiens, ceux des écoliers comme ceux des riverains.

Des relevés techniques avant la saison des pluies

Équipées de protections individuelles, d’instruments de mesure et de relevé, ainsi que d’appareils de documentation, les équipes techniques ont identifié les ouvrages de canalisation et d’évacuation des eaux qui réclament une attention particulière à l’approche de la saison pluvieuse.

Le calendrier compte autant que la méthode. Diagnostiquer avant les pluies, c’est se donner une chance d’intervenir sur les points de concentration des eaux, plutôt que de dresser l’inventaire des dégâts une fois l’averse passée.

Sur le terrain, l’attention s’est portée sur trois éléments : les zones d’érosion, les habitations exposées aux inondations et les points où les eaux se rassemblent. Autant d’indices pour préparer des solutions adaptées.

Du diagnostic aux ouvrages, ce qui reste à faire

La société GPS Grands Travaux, partenaire technique de la Fondation, a profité de la visite pour livrer ses premières observations. Elles doivent nourrir l’étude et la réalisation des ouvrages de canalisation et d’évacuation, et orienter le traitement des zones les plus critiques.

La tournée a réuni l’équipe de la mairie de Mongo-Mpoukou, GPS Grands Travaux, la Plateforme des Amis d’Orcel Bayonga-Mbondza, des représentants de la FPSI et ceux des quartiers concernés. Une composition qui dit l’ambition : croiser expertise et connaissance du terrain.

La démarche s’inscrit dans les actions de la FPSI en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations, en appui à l’action du gouvernement. Elle entend accélérer le réaménagement des voies et identifier les tronçons prioritaires.

Au terme de la journée, un premier bilan des observations a été dressé, avec l’esquisse des prochaines étapes techniques. La Fondation dit vouloir poursuivre, aux côtés de la mairie, le diagnostic des zones critiques et la recherche de solutions durables.

Reste l’épreuve du réel : entre le relevé et le caniveau, il y a des études à conduire et un calendrier à tenir. À Mongo-Mpoukou, les prochaines pluies diront ce que ce premier tour d’horizon aura permis de changer.

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