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Le 19 septembre, 1 000 kits scolaires ont été remis aux élèves du district de Bouemba, dans le département des Plateaux. Une distribution de la fondation Cœur Angélique qui allège la facture de la rentrée pour des familles entières.

Une cérémonie au cœur du district de Bouemba

La scène s’est jouée le 19 septembre, à Bouemba. Dans ce district du département des Plateaux, autorités locales, parents et élèves s’étaient rassemblés pour une remise de fournitures scolaires. Un millier de kits attendaient leurs destinataires.

L’opération est portée par la fondation Cœur Angélique. Célestine Othoud représentait le président d’honneur de l’organisation. Devant l’assistance, elle a détaillé le sens d’une présence qui ne se limite pas, selon elle, à la distribution du jour.

« Notre présence dans le district de Bouemba traduit notre volonté de rapprocher davantage la fondation des populations et d’apporter des réponses concrètes à leurs préoccupations », a-t-elle déclaré.

La cérémonie a réuni les représentants de l’administration, l’encadrement pédagogique et les familles. Une configuration classique pour ce type de rendez-vous, mais qui donne à voir, en un seul lieu, l’ensemble de la chaîne scolaire du district.

Ce que contient un kit scolaire

Le contenu du don dit beaucoup des besoins réels. Sacs, cahiers, stylos, ardoises : rien de spectaculaire, mais l’essentiel de ce qu’un enfant doit poser sur une table le premier jour de classe.

Ces fournitures doivent permettre aux élèves d’aborder l’année scolaire 2026-2027 dans de meilleures conditions. Derrière chaque cartable distribué, il y a une dépense que la famille n’aura pas à engager au même moment que tous les autres frais.

Un sac protège les cahiers sur le trajet, une ardoise s’utilise et se réutilise chaque jour. Ces objets modestes structurent le quotidien scolaire bien au-delà de la photographie de remise.

Une fondation présente dans 52 localités

La fondation Cœur Angélique n’arrive pas en terrain inconnu. Célestine Othoud a rappelé l’implantation d’antennes de l’organisation dans 52 localités, un maillage qui installe l’action dans la durée plutôt que dans le geste ponctuel.

L’organisation a également accordé des microcrédits destinés à soutenir les activités génératrices de revenus. L’école et le revenu des ménages avancent souvent du même pas : soutenir l’un revient souvent à sécuriser l’autre.

Créée à Brazzaville, cette organisation non gouvernementale et apolitique intervient depuis 2008. Son périmètre couvre l’éducation, l’autonomisation économique, le sport et le développement communautaire, quatre chantiers qu’elle articule sur le terrain.

« Un ouf de soulagement » pour les parents d’élèves

Au nom de l’administration locale, Aymar-Silvère Obambi, sous-préfet et chef de district de Bouemba, a salué une initiative qui, selon lui, symbolise bien plus qu’une simple aide matérielle. Il a remercié Rudy Stéphen Mpiere Ngouamba, président d’honneur de la fondation.

Pour Sylvestre Vivien Leboto, inspecteur de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation de Bouemba, ce don constitue « un ouf de soulagement » pour les parents. La formule, très parlante, résume l’état d’esprit des familles en cette période.

Prince Awe, qui s’exprimait au nom des parents d’élèves de Bouemba, a estimé que l’initiative contribue à alléger les dépenses liées à la rentrée. Une arithmétique domestique que connaissent tous les foyers scolarisant plusieurs enfants.

Le sport, autre visage de l’action communautaire

La remise des kits n’était pas l’unique rendez-vous du moment. La fondation a organisé dans le district un tournoi de football et de nzango, le tournoi Lipanda, dont l’épilogue est tombé ce même 19 septembre.

Ce voisinage de calendrier n’est pas anodin. Terrains de jeu et salles de classe forment, pour une organisation communautaire, deux entrées vers la même jeunesse, avec des outils différents mais un public identique.

Les Plateaux, un territoire qui se lit à hauteur d’élève

Le district n’a pas été retenu au hasard, à en croire les propos tenus sur place : la fondation y revendique une présence installée, faite d’antennes locales et d’appuis financiers déjà distribués aux habitants.

Vu de Bouemba, la rentrée ne se résume pas à une date administrative. C’est un moment où se mesure la capacité d’un territoire à équiper ses enfants, entre initiatives associatives, relais administratifs et efforts des ménages.

Mille kits ne règlent pas tout, et personne à Bouemba n’a prétendu le contraire. Ils créent en revanche une base commune : le même cahier, le même stylo, la même ardoise pour entrer ensemble dans l’année.

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