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À Djambala, dans les Plateaux, le gouvernement congolais a remis le 16 octobre un franc symbolique aux familles terriennes concernées par les plantations forestières de la société Cofor. Un geste qui n’est pas une vente, insistent les autorités, mais une étape vers le lancement du projet.

Un geste symbolique sur les terres des Plateaux

Le 16 octobre, à Djambala, dans le département des Plateaux, des représentants des familles terriennes ont reçu un franc symbolique des mains du gouvernement. Ces familles sont concernées par le projet de plantations forestières porté par la société Cofor.

Deux membres du gouvernement conduisaient la démarche : la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, et le ministre des Affaires foncières et du domaine public, Marc Thystère Tchicaya. Leur présence conjointe dit bien la nature du dossier, à la croisée de la forêt et du foncier.

L’objectif affiché consiste à concilier deux exigences : valoriser la réserve foncière de l’État d’un côté, préserver les droits des communautés locales et autochtones de l’autre.

Une levée provisoire des droits d’usage à Djambala et Ngo

Concrètement, ce geste ouvre la voie à la levée provisoire des droits d’usage de ces familles sur les terres retenues. Celles-ci se situent dans les districts de Djambala et de Ngo, et doivent faire l’objet d’une exploitation que les autorités veulent responsable.

Le mot a son importance : il est bien question d’une levée provisoire de ces droits d’usage, et non d’une levée définitive.

La remise n’a pas été improvisée. Elle intervient au terme des travaux d’une commission mixte, chargée d’identifier les familles concernées et de consulter les différentes parties prenantes.

« Pas une vente des terres », insiste le ministre Tchicaya

Sur place, le ministre des Affaires foncières a tenu à dissiper tout malentendu. « Cette remise du franc symbolique n’est pas une vente des terres, mais une étape du processus de mise en œuvre du projet », a déclaré Marc Thystère Tchicaya.

Le ministre a présenté l’opération comme un partenariat appelé à profiter à toutes les parties. Le franc remis aux familles ne constitue donc pas le prix d’une transaction : il marque une étape dans un processus encore en cours.

Cofor attendue sur son plan d’affaires et son étude environnementale

L’entreprise a désormais sa part du chemin à faire. Rosalie Matondo a invité Cofor à transmettre, dans les meilleurs délais, son plan d’affaires et son étude environnementale.

Ces deux documents conditionnent la suite. Ils doivent permettre la signature de la convention, puis le démarrage du projet de plantations.

L’étude environnementale, réclamée par la ministre de l’Économie forestière elle-même, figure ainsi parmi les préalables explicitement posés avant tout lancement.

Emplois, formation des jeunes et couvert forestier

Les autorités attendent de cette initiative des retombées locales : création d’emplois, formation des jeunes et dynamisme de l’économie locale. Elles y voient aussi une contribution à la préservation du couvert forestier.

Le projet s’inscrit dans le cadre du Programme national d’afforestation et de reboisement (Pronar). Ce programme vise à développer les plantations forestières et à conserver le patrimoine forestier congolais.

Le dialogue pour prévenir les conflits fonciers

Les membres du gouvernement ont lancé un appel commun à l’investisseur, aux populations concernées et aux administrations. Tous sont invités à privilégier le dialogue et la concertation.

L’enjeu est double : prévenir les conflits fonciers et garantir le respect des droits de chaque partie. Une exhortation qui fait écho à l’équilibre annoncé entre valorisation des terres et droits des communautés.

À Djambala, le franc symbolique a donc ouvert une porte, sans encore la franchir. La suite du projet Cofor dépend désormais des documents attendus de l’entreprise et de la signature d’une convention qui reste à conclure.

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