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À Pointe-Noire, le Comité de direction de l’Hôpital général de Loandjili a décidé, le 10 octobre, d’instaurer des mécanismes de sécurisation des recettes. Il a aussi préconisé l’évaluation de la dette de l’établissement et recommandé un projet d’établissement pour 2027-2031.

Une dernière session 2026 tournée vers la rigueur

C’est à Pointe-Noire, le 10 octobre, que le Comité de direction (Codir) de l’Hôpital général de Loandjili a tenu sa 7e session ordinaire. Selon l’Agence congolaise d’information (ACI), il s’agit de la dernière session de l’année 2026 pour cet établissement.

L’hôpital n’a rien d’une structure secondaire. Établissement de référence de troisième niveau, il occupe une place stratégique dans l’offre de soins au Congo-Brazzaville. Les choix de gestion arrêtés par son comité de direction ont donc une portée qui dépasse ses seuls bureaux administratifs.

Sécuriser les recettes de l’Hôpital de Loandjili

La décision la plus marquante concerne les recettes de l’hôpital. Les membres du Codir ont choisi d’instaurer des mécanismes destinés à les sécuriser, conformément à la réglementation en vigueur, rapporte l’ACI.

Le contenu précis de ces dispositifs n’a pas été détaillé à l’issue des travaux. L’orientation, elle, est posée : mieux encadrer l’argent qui entre dans les caisses d’un établissement dont la direction affiche la volonté d’optimiser la gestion de ses ressources financières.

Une dette à évaluer, des comptes à faire valider

Autre chantier : la dette de l’Hôpital général de Loandjili. Le Codir a préconisé la mise en place d’une équipe chargée de l’évaluer. Elle devra présenter ses conclusions lors de la prochaine session du comité.

Aucun montant n’a été communiqué. L’établissement fait donc le choix de dresser d’abord un état des lieux, préalable logique à toute décision sur ce dossier.

Dans le même esprit, les participants ont recommandé d’engager les démarches nécessaires à la validation des comptes de l’hôpital par les autorités compétentes.

Un projet d’établissement à l’horizon 2031

Le Codir regarde aussi plus loin. Il a recommandé l’élaboration d’un projet d’établissement couvrant la période 2027-2031, un document appelé à fixer le cap de l’hôpital sur cinq ans.

Les travaux ont porté sur l’examen du rapport de synthèse des activités à mi-parcours de l’exercice 2026. Les membres ont également étudié le projet de Plan de travail annuel budgétisé (Ptab) et le budget-programme de cette même année.

Pour 2027, ils se sont penchés sur le projet de Ptab et sur l’avant-projet de budget-programme. Côté délibérations, deux ont été reconduites et cinq nouvelles ont été adoptées.

Fin de contrat pour deux prestataires

La session a aussi tranché des questions de personnel. Les participants ont décidé de mettre fin aux contrats de prestations de services de Thomas Lockoussou, médecin anesthésiste-réanimateur, et de Darcy Nini Milandou, directeur sortant de la logistique et du patrimoine.

Les raisons de ces deux décisions n’ont pas été précisées.

Gouvernance hospitalière : l’appel de la présidente du Codir

Les travaux étaient présidés par le Pr Yolande Voumbo Matoumona, présidente du Codir. Le représentant du préfet et le directeur général de l’établissement, le Dr Casimir Ondonda, y assistaient.

En clôturant la session, elle a insisté sur la portée des engagements pris. « Les conclusions auxquelles nous sommes parvenus nous engagent collectivement », a-t-elle déclaré.

« Elles constituent un cadre de référence pour améliorer davantage la gouvernance hospitalière, renforcer la qualité des prestations offertes aux usagers et optimiser la gestion des ressources matérielles et financières mises à notre disposition », a-t-elle ajouté.

Selon elle, la réussite de l’hôpital ne dépend pas seulement des décisions adoptées lors de cette session. Elle tient aussi à la rigueur avec laquelle elles seront relayées et appliquées sur le terrain, dans chaque service.

Un hôpital plus humain, un devoir envers les populations

Le Pr Voumbo Matoumona a enfin invité les membres du comité à rester animés par une volonté commune : construire un établissement plus performant, plus humain et davantage tourné vers l’excellence.

Une ambition présentée comme une exigence professionnelle, mais aussi comme un devoir moral envers les populations.

Reste l’épreuve du terrain. C’est dans les services, au contact des usagers, que se mesurera la portée des orientations arrêtées le 10 octobre par le Codir de l’Hôpital général de Loandjili.

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