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Une exposition pour découvrir le palétuvier

Du 3 au 10 octobre, l’espace jeunesse de la médiathèque de l’Institut français du Congo (IFC) consacre une exposition au palétuvier. L’arbre est peu familier du grand public, mais il joue un rôle important dans l’équilibre des milieux marins et côtiers (ADIAC).

L’initiative revient à l’IFC. Son ambition tient en trois verbes : faire découvrir le palétuvier, faire comprendre la mangrove, cette forêt constituée de palétuviers, et sensibiliser à la protection de cet écosystème.

Des racines-échasses au cœur du parcours

Le palétuvier pousse principalement dans les mangroves, ces milieux installés entre terre et mer. Ce qui le distingue d’abord, ce sont ses racines : elles émergent du sol et ressemblent à de grandes échasses.

Ces racines remplissent plusieurs fonctions. Elles assurent la stabilité de l’arbre dans une vase molle et permettent des échanges gazeux. Elles servent aussi d’abri à de nombreux animaux, qu’il s’agisse de poissons, de crustacés, d’oiseaux ou de reptiles.

Leur rôle dépasse l’arbre lui-même. Les racines peuvent ralentir les mouvements de l’eau et favoriser la retenue des sédiments. C’est l’un des fils que l’exposition déroule pour expliquer l’utilité de la mangrove.

Carbone, biodiversité, littoral : les rôles mis en avant

L’exposition insiste sur trois services rendus par cet écosystème. La mangrove stocke du carbone. Elle abrite une biodiversité importante. Elle protège enfin le littoral de l’érosion marine.

Ces fonctions contrastent avec la discrétion de l’arbre. Le palétuvier reste encore peu connu au Congo, en particulier à Pointe-Noire, où il tend à disparaître, souligne la journaliste Lucie Prisca Condhet N’Zinga.

Les causes avancées sont nombreuses : pollution, urbanisation et aménagement du littoral, modification des milieux marins, surexploitation des ressources, effets du changement climatique. C’est ce recul qui fait, selon l’article, toute l’importance de l’exposition.

Quiz, ateliers et lectures pour tous les âges

Le programme mise sur la participation. Les visiteurs répondent à des quiz de découverte du palétuvier, prennent part à des ateliers créatifs et explorent l’univers de ces arbres à travers la lecture.

Enfants, jeunes et adultes s’adonnent à ces activités à cœur joie, rapporte l’ADIAC. Le format mêle le jeu et l’apprentissage, une manière d’aborder un écosystème complexe sans le réduire à un exposé austère.

Ce qu’en retiennent les visiteurs

Les premiers témoignages parlent de découverte. « Avant, je ne connaissais pas le palétuvier et la mangrove. C’est une belle découverte pour moi », a confié une mère de famille.

La petite Emilia, elle, avait déjà vu ces arbres à la plage. « Je ne connaissais pas leur importance et leur rôle. J’ai appris qu’il ne faut pas les détruire, ils sont importants pour les poissons, les animaux, le sol et pour les personnes », a-t-elle expliqué.

La fillette a invité d’autres visiteurs à venir voir l’exposition et à participer aux activités. Elle résume à sa façon l’esprit du lieu : « On apprend et on joue pour bien retenir. »

Une mangrove à regarder autrement

L’exposition se tient jusqu’au 10 octobre à l’IFC. Elle fait le pari de la pédagogie : montrer ce que le palétuvier accomplit, de ses racines-échasses aux sédiments retenus, pour que petits et grands mesurent l’intérêt de protéger la mangrove.

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