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Le 30 août, au Complexe sportif de Pointe-Noire, la ligue départementale de Nzango a renoué avec la compétition après plusieurs mois d’arrêt. Un tournoi de mise en jambes qui ouvre la route du championnat national de Dolisie, prévu le 10 septembre.

Une reprise attendue au Complexe sportif de Pointe-Noire

Il aura fallu plusieurs mois de silence avant que la discipline ne retrouve ses joueuses et son rythme. Le 30 août, la ligue départementale de Nzango de Pointe-Noire a fait sa rentrée par un tournoi de mise en jambes, après une longue période de léthargie.

Le lieu n’a rien d’anodin. Le Complexe sportif de la ville océane, longtemps privé de ces rendez-vous, a servi de cadre à la relance. Trois équipes ont répondu présent, sous le regard des dirigeants de la discipline et des représentants de clubs.

Marcelle Carine Ndembi veut réveiller le Nzango dans la ville océane

Récemment élue à la tête de la ligue départementale, Marcelle Carine Ndembi place son mandat sous le signe du dynamisme et de la revitalisation du Nzango, dans une ville considérée comme la porte-étendard de cette discipline au Congo.

Avec les autres membres de son bureau exécutif, elle a conçu ce tournoi comme un prélude. Une autre compétition doit suivre dans peu de temps, qualificative pour le championnat national annoncé le 10 septembre à Dolisie, dans le département du Niari.

Sa consigne aux joueuses tient en peu de mots : reprendre les entraînements avec assiduité, dans leurs clubs respectifs, pour être en forme et défendre dignement les couleurs de Pointe-Noire à Dolisie. Le message vaut feuille de route.

Trois équipes, deux matches et un signal envoyé aux clubs

Dès la première rencontre, Zanaga Nzango a pris le meilleur sur Femme dynamique, 30 à 28. Deux points d’écart seulement, sur une partie serrée qui en dit long sur l’appétit de compétition retrouvé par les joueuses.

Le second match a souri à l’Union sacrée de Pointe-Noire, victorieuse de Zanaga Sport sur le score de 38 à 32. Au départ, trois formations étaient annoncées : Femme dynamique, Zanaga Nzango et l’USP.

Joseph Biangou Ndinga, directeur départemental des sports et de l’éducation physique de Pointe-Noire, a suivi la journée. Sa présence donne à cette reprise une portée institutionnelle qui dépasse la simple remise en jambes d’un après-midi de compétition.

Cap sur Dolisie : huit équipes, deux poules, élimination directe

Le tournoi qualificatif au championnat national réunira huit équipes, réparties en deux poules de quatre. La formule retenue est celle du match à élimination directe, un format bref qui ne pardonne pas et impose d’arriver prêt dès le premier coup de sifflet.

Cinq équipes de Pointe-Noire porteront les couleurs de la ville océane à Dolisie. Les responsables du Nzango local ont rappelé aux clubs et à leurs représentants l’exigence de se mettre en règle et de se conformer au règlement de la discipline.

Dolisie, chef-lieu du Niari, accueillera donc le rendez-vous national. Pour les formations ponténégrines, le déplacement se prépare autant sur le terrain que dans les bureaux, entre mises en conformité administratives et calendrier d’entraînement resserré.

Une pratique collective qui vit au rythme des clubs

Derrière les scores, l’essentiel est ailleurs. La ligue cherche d’abord à redonner le goût du Nzango à des joueuses privées de compétition pendant plusieurs mois. Une discipline se perd vite lorsque les calendriers se vident et que les entraînements s’espacent.

Le Nzango se joue en équipes, et cette reprise l’a rappelé : sans clubs actifs, pas de sélection possible. Les cinq formations qui défendront Pointe-Noire à Dolisie sortiront de ce tissu remis en mouvement à la fin du mois d’août.

Cette relance dit aussi quelque chose de la vie sportive des villes congolaises. Elle tient à la régularité des rendez-vous et à la capacité des ligues à remettre les équipes en mouvement, saison après saison, sans autre garantie que l’assiduité.

À Pointe-Noire, cette régularité reprend forme. Le tournoi du 30 août ne décernait aucun titre, mais il a rouvert un cycle : entraînements, tournoi qualificatif, puis échéance nationale. Une mécanique modeste, sans laquelle rien ne tient durablement.

Reste la date du 10 septembre. Elle dira si ces retrouvailles suffisent à replacer la ville océane à la hauteur de la réputation qu’on lui prête dans cette discipline. Les prochaines semaines d’entraînement pèseront lourd dans la balance.

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