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Dans le district de Boundji, département de la Cuvette, une vasière complique depuis des décennies les déplacements de plusieurs villages. Le 18 octobre, un chantier a été lancé pour aménager ce passage, avec une durée prévisionnelle de trois mois.

Lahana, un passage délicat sur la Terre Ossègue

La vasière de Lahana se trouve sur l’axe de la Terre Ossègue. C’est à l’entrée de la rivière Lahana que s’est tenue la cérémonie de lancement, devant les habitants des localités directement concernées par ce tronçon.

Ces localités sont au nombre de six : Endaki, Olayoko, Foura, Etouomi, Otogo et Olebi. Leurs représentants ont rappelé, au cours de la cérémonie, les difficultés de déplacement auxquelles ces villages sont confrontés depuis plusieurs décennies.

Pour Otogo et Olebi, l’enjeu est plus direct encore. L’aménagement de la vasière doit en faciliter l’accès, ce qui explique l’attention particulière portée par leurs habitants au démarrage du chantier.

Dalots et remblai : le contenu des travaux

Le projet porte sur l’aménagement de 350 mètres de vasière. Il prévoit la construction de quatre dalots de 1,5 mètre sur 1,5 mètre, ces ouvrages qui permettent à l’eau de passer sous la chaussée.

Un remblai d’une hauteur visible de 1,8 mètre doit également être réalisé. L’exécution des travaux a été confiée à l’entreprise Bilcona, pour une durée annoncée de trois mois à compter du lancement.

Le coup d’envoi a été donné par Prince Hérauld Mombouli Ebama, président du Collectif des jeunes de Boundji, également présenté comme conseiller. La cérémonie a eu lieu après l’accueil qui lui a été réservé à Etouomi.

Désenclaver pour écouler les produits agricoles

L’objectif affiché tient en deux volets : améliorer la circulation des personnes et des biens, et faciliter l’évacuation des produits agricoles des six villages. Le transport des marchandises est lui aussi concerné.

Une meilleure praticabilité de l’axe pourrait permettre aux agriculteurs et aux commerçants d’acheminer plus facilement leurs productions vers les principaux centres de consommation. Ces effets restent toutefois suspendus à l’achèvement du chantier.

Au-delà des six villages, le projet devrait aussi contribuer à renforcer les liaisons avec les districts de Mbama, d’Ewo et de Ngoko. La vasière de Lahana apparaît ainsi comme un maillon d’un réseau de circulation plus large.

La route, condition du développement local

Présent à la cérémonie, Jean-Marie Bopoumbou, président du Conseil départemental de la Cuvette, a insisté sur le lien entre accès routier et développement : « On ne peut aller au développement tant qu’une route n’arrive pas au point de chute. »

Il a ajouté que l’objectif de Prince Hérauld Mombouli Ebama était « de faire arriver cette route à son point de chute pour le bien de la population », et a appelé les habitants à soutenir l’initiative.

Selon le président du Collectif des jeunes de Boundji, ces travaux prolongent un engagement pris auprès des populations pendant la campagne de l’élection présidentielle de mars 2026.

Il les rattache à la vision de développement exprimée par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, le 8 mars 2026 à Owando, et estime que l’évolution est désormais perceptible sur la Terre Ossègue.

Etouomi et Otogo, des villages dans l’attente

Au nom des populations des six villages, le président du comité du village d’Etouomi a exprimé sa reconnaissance pour le lancement du chantier, après des années de déplacements contraints.

À Otogo, Lemé Reiné Junior a salué le démarrage des travaux en des termes qui disent l’ampleur de l’attente : « Pour moi, c’est une joie. Je ne croyais pas qu’un jour il y aurait une route entre Etouomi, Otogo et Olebi. »

Son témoignage résume l’enjeu du chantier pour les habitants de ce coin de la Cuvette : relier entre eux des villages proches, mais longtemps séparés par un passage difficile.

Trois mois pour franchir la vasière

Lancés pour une durée prévisionnelle de trois mois, les travaux de Lahana doivent encore être menés à leur terme. Les 350 mètres de vasière, les quatre dalots et le remblai constituent l’essentiel du programme annoncé.

Pour Endaki, Olayoko, Foura, Etouomi, Otogo et Olebi, la question est désormais celle de la tenue du calendrier. De son respect dépendra la circulation des habitants et l’écoulement de leurs récoltes.

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