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Du 19 au 21 août 2026, le premier camp du Brazzaville International Leadership Youth Forum a réuni 300 jeunes à Oyo, dans le département de la Cuvette. Trois jours d’ateliers de leadership, d’entrepreneuriat et de développement personnel, loin de la capitale.

Trois jours d’immersion au cœur de la Cuvette

Du 19 au 21 août 2026, Oyo a changé de rythme. Trois cents jeunes venus participer au premier camp du Brazzaville International Leadership Youth Forum, le Bilyf, ont investi la ville du département de la Cuvette pour trois journées d’ateliers, de rencontres et d’exercices collectifs.

Le camp a été lancé le 19 août. L’initiative, portée par cette plateforme née à Brazzaville, sortait cette fois de la capitale pour s’installer plus au nord, dans une ville moyenne du pays. Le choix du lieu n’a rien d’anodin.

Déplacer trois cents participants hors de Brazzaville suppose une logistique et une volonté : celle d’ancrer la formation de la jeunesse dans les territoires, plutôt que de la concentrer dans les grands centres urbains.

Leadership et entrepreneuriat, un programme dense

Le programme tournait autour de trois axes affichés : entrepreneuriat, innovation et développement professionnel. Conférences et ateliers pratiques se sont succédé, entrecoupés de séances de développement personnel destinées à travailler la confiance et la prise de parole.

Les participants ont aussi rencontré des entrepreneurs et des partenaires institutionnels. Ces face-à-face constituent souvent la partie la plus concrète de ce type de rendez-vous : ils transforment une notion abstraite, le leadership, en trajectoires racontées par ceux qui les ont parcourues.

Le sport, première leçon de la journée

Chaque matinée s’ouvrait par des activités sportives. Les organisateurs les ont placées sous le signe de « la discipline, la cohésion et le vivre-ensemble ». La formule dit bien l’intention : faire du corps et du collectif le premier support de l’apprentissage.

Des activités culturelles complétaient ce socle. Dans un camp qui réunit trois cents personnes d’horizons divers, ces moments partagés pèsent parfois autant que les conférences : ils créent le réseau qui survivra, ou non, à la fin du séjour.

La jeunesse présentée comme un moteur du développement

Michrist Kaba-Mboko, ministre en charge de la Jeunesse et de l’Éducation civique, a présidé le lancement officiel. Il a rappelé que « la jeunesse constitue l’un des principaux moteurs du développement d’un pays ».

Le ministre a insisté sur la nécessité d’un encadrement adéquat pour que les jeunes tiennent ce rôle dans le développement national. La formule reconnaît, en creux, que l’énergie seule ne suffit pas : encore faut-il des dispositifs pour l’accompagner.

La présence d’un membre du gouvernement à Oyo donne au camp une visibilité que peu d’initiatives de jeunesse obtiennent. Elle place aussi l’événement sous le regard des institutions, avec ce que cela suppose d’attentes.

Oyo, une « ville mythique » selon les organisateurs

Le coordonnateur du Bilyf, Précieux Massouémé, a expliqué le choix du site par son poids historique. Oyo est la ville natale du président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Le coordonnateur y voit une « ville mythique ».

Il l’a présentée comme le symbole d’un leadership de qualité offert en exemple aux jeunes Congolais. L’argument relève de la mise en scène autant que de la géographie : une ville devient ici un support pédagogique, un décor qui raconte une ascension.

Reste que ces trois jours auront aussi fait exister Oyo autrement, comme lieu d’accueil et de circulation. Trois cents jeunes qui traversent un département, y dorment et y débattent : c’est déjà une forme de découverte du pays par lui-même.

Ce que laisse un camp une fois les valises refaites

La mesure des effets viendra plus tard, hors caméras. Trois jours ne fabriquent pas des entrepreneurs. Ils ouvrent des portes, distribuent des contacts, installent des envies. Le reste dépendra du suivi et des relais locaux.

Le Bilyf tenait là son premier camp de jeunesse. La formule appelle une suite, et la question sera de savoir si d’autres départements accueilleront à leur tour ce rendez-vous, en portant la formation là où elle manque le plus.

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