| Environnement

Plus de 80 kilos de déchets ramassés en une après-midi au parc de Spelthorne, à Melun : l’Amicale des Congolais et Gabonais de France a fait du civisme environnemental une signature. Prochain rendez-vous fixé, le 5 décembre 2026 à L’Isle-Adam, en région parisienne.

Un après-midi de juin, des gants et beaucoup de sueur

Il faut imaginer la scène. Au parc de Spelthorne, à Melun, des membres de l’Amicale des Congolais et Gabonais de France progressent en file lâche, pinces à la main, sacs grands ouverts. Le soleil tape fort. L’exercice n’a rien de spectaculaire.

L’opération s’est étirée sur plusieurs heures, au mois de juin. Ramasser, trier, évacuer : trois verbes sans relief, répétés jusqu’à ce que le site retrouve son éclat naturel et son caractère accueillant, selon le récit publié par Les Echos du Congo-Brazzaville.

Melun n’est pas un décor exotique. C’est une ville de Seine-et-Marne, décrit par la publication congolaise comme le plus grand département de la région Île-de-France. Un parc urbain ordinaire, donc, et fréquenté comme tel.

Plus de 80 kg : ce que pèse vraiment un geste collectif

Le chiffre est tombé au terme de la journée : plus de 80 kilos de déchets, ramassés, triés puis évacués. Rapporté à quelques heures de travail et à un seul site, le volume en dit long sur la banalité des abandons.

Quatre-vingts kilos, ce n’est pas une catastrophe écologique. C’est presque pire, d’une certaine manière : le résultat ordinaire d’habitudes ordinaires, accumulées sans intention de nuire, dans un espace que chacun croit entretenu par quelqu’un d’autre.

L’article parle d’une prouesse, et le mot n’est pas usurpé. Non pour la performance sportive, mais parce que rien n’obligeait ces bénévoles à passer leur après-midi penchés sur des emballages abandonnés, sous un soleil de plomb.

Le civisme comme méthode, sans grand discours

L’opération ne se résumait pas aux pinces de préhension, aux sacs-poubelles et aux gants, souligne la source. Elle valait surtout démonstration : civisme, solidarité, responsabilité citoyenne. Trois mots que l’on entend beaucoup et que l’on voit rarement à l’œuvre un samedi.

C’est peut-être là le plus intéressant. Une association de diaspora, congolaise et gabonaise, choisit d’inscrire son engagement dans le sol d’un parc francilien plutôt que dans une tribune. Le geste est modeste, vérifiable, et reproductible presque partout.

Reproductible, c’est le mot clé. Une pince, des gants, quelques heures : le protocole ne réclame ni budget conséquent, ni expertise particulière. Il réclame seulement des agendas qui acceptent, ce jour-là, de se libérer.

Cap sur L’Isle-Adam, le 5 décembre 2026

Justement, les agendas. L’ACGF convie ses membres à son assemblée générale le samedi 5 décembre 2026, à L’Isle-Adam. Les travaux sont annoncés de 15h00 à 19h00, au 3, rue de l’Abbé Breuil, 95290 L’Isle-Adam, bâtiment 2, troisième étage.

L’annonce a été diffusée très en amont, environ trois mois avant l’échéance, une petite centaine de jours. L’association assume cette anticipation : elle entend couper court aux fameux télescopages de programmes qui surgissent, comme par enchantement, au dernier moment.

Le ton du communiqué est enjoué. À partir de 15h00, préviennent les responsables avec une pointe d’humour, les mariages surprises, anniversaires improvisés et rendez-vous mystérieux devront patienter. La plaisanterie sert de rappel à l’ordre, fraternel mais insistant.

« Cette fois-ci, l’information est donnée très tôt, alors faisons en sorte que nos agendas travaillent avec nous et non contre nous », ont précisé les responsables dans un communiqué transmis à la rédaction des Echos du Congo-Brazzaville.

Et d’insister : « Cette Assemblée générale sera un moment important de retrouvailles, d’échanges, de partage et de construction collective pour notre association. Mobilisons-nous donc pour faire de ce rendez-vous un véritable succès. »

Le communiqué ne détaille pas l’ordre du jour. Il pose un cadre, une date, une adresse et une exigence : que personne ne dépose d’excuse à la dernière minute.

Une diaspora qui met l’environnement à son agenda

Entre le parc de Spelthorne en juin et la salle de L’Isle-Adam en décembre, il y a davantage qu’un calendrier associatif. Il y a une manière de faire communauté : se retrouver, certes, mais autour de gestes qui laissent une trace mesurable.

Les associations de diaspora sont souvent réduites, dans le regard extérieur, à la fête ou à l’entraide administrative. L’ACGF montre qu’elles peuvent aussi tenir un rôle environnemental de proximité, sur le territoire même où vivent leurs membres.

Rien n’indique, dans le communiqué, que l’écologie figurera au menu du 5 décembre. Mais une association qui a rempli des sacs de déchets en juin dispose d’un argument très concret pour mobiliser en décembre.

Reste l’essentiel, qui tient en une équation simple : un parc rendu à ses promeneurs, plus de 80 kilos évacués, et une assemblée générale annoncée près de cent jours à l’avance. Le reste dépendra des agendas.

Le 5 décembre 2026, à partir de 15h00, tous les chemins mèneront à L’Isle-Adam, écrit la publication congolaise. Il restera à savoir combien de bras se porteront volontaires pour la prochaine sortie citoyenne, si elle a lieu.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *