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Mayanga à Brazzaville : une route au bord du ravin

À Mayanga, quartier du sud de Brazzaville situé dans l’arrondissement de Madibou, l’érosion avance au point de menacer la voie principale d’accès. À quelques mètres, une entaille de terrain progresse et fait planer le risque d’une coupure nette de cette artère vitale.

Les habitants décrivent une situation qui se dégrade jour après jour, avec un ravin qui gagne du terrain sous leurs yeux. L’inquiétude est d’autant plus forte que cette route structure les déplacements, l’approvisionnement et la vie quotidienne du quartier.

Eaux pluviales : les habitants improvisent un collecteur

Face à l’urgence, des riverains se sont organisés pour tenter de contenir le phénomène. Ils ont notamment fabriqué un collecteur rudimentaire en tôles, dans l’idée de mieux canaliser les eaux de pluie qui aggravent la dégradation des sols.

Ces initiatives restent toutefois des solutions palliatives. Sur le terrain, elles ne suffisent pas à stabiliser la zone, et la progression de l’érosion continue d’alimenter une peur simple et très concrète : voir d’autres maisons disparaître.

Maisons fragilisées : des dégâts déjà visibles à Mayanga

Selon les témoignages rapportés, l’érosion s’est d’abord manifestée sous forme de têtes érosives. Celles-ci se sont rapidement étendues, malgré les précautions prises localement, et la situation a fini par dépasser les capacités d’action du voisinage.

Parmi les dommages les plus marquants, une maison de type R+1 a été détruite, ne laissant que des débris de matériaux de construction. Pour les habitants, cet exemple sert d’avertissement sur la vulnérabilité du quartier et l’ampleur du danger.

Appel aux pouvoirs publics : éviter l’isolement de Mayanga

Dans ce contexte, les habitants adressent un appel aux pouvoirs publics pour une intervention rapide. Leur priorité est de préserver l’unique voie d’accès afin d’éviter un scénario d’isolement total, qui compliquerait la circulation et l’accès aux services essentiels.

Leur demande porte aussi sur la mobilisation de moyens financiers à la mesure du risque. Pour eux, l’enjeu dépasse le confort : il s’agit de protéger des familles et de prévenir de nouvelles pertes d’habitations.

Coût d’un traitement durable : un enjeu au long cours

Les habitants rappellent qu’un traitement durable, pensé sur le long terme et orienté vers la protection des générations futures, a été chiffré à plus de 100 milliards de FCFA. Ce montant a été évoqué par le gouvernement en 2023, lors des questions orales avec débat aux deux chambres du Parlement.

Dans le quartier, certains estiment que trois ans plus tard, ce chiffrage devrait être réévalué, au regard de l’aggravation d’autres zones érosives. Sur le terrain, cette perspective souligne une réalité : sans action structurée, l’érosion reste un risque qui s’étend.

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