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Orchidées inédites, arbre jusque-là inconnu, poisson aux couleurs vives, libellule au nom insolite : le dernier rapport Planète vivante dresse l’inventaire des espèces récemment décrites dans le bassin du Congo. Le Gabon domine le classement, tandis que la République du Congo y figure avec 65 espèces.

Un rapport qui recense les trésors cachés du bassin du Congo

Publié la semaine dernière par le WWF et le Parc zoologique de Londres, le rapport Planète vivante fait le point sur les nouvelles découvertes réalisées à travers le monde. Une partie de ses conclusions éclaire spécifiquement le bassin du Congo.

Le document y conforte une réputation déjà solide. Selon ses auteurs, cette immense région confirme son statut de deuxième poumon écologique de la planète, juste derrière le bassin amazonien.

L’inventaire couvre un large éventail du vivant. On y recense 430 plantes, 140 invertébrés, 96 poissons, 42 reptiles et 22 amphibiens. Les mammifères et les oiseaux ferment la marche, avec respectivement 10 et 2 espèces.

Dans ce bilan, la flore pèse nettement plus lourd que la faune à poils ou à plumes. Les plantes constituent, de loin, le groupe le plus fourni parmi les nouveautés recensées.

Le Gabon, champion des nouvelles espèces

Sur les six pays du bassin du Congo, le Gabon occupe la première place, avec 262 espèces nouvellement découvertes. Le rapport en livre quelques exemples parlants.

Côté flore, il cite les orchidées Angraecum biteaui ainsi que l’arbre Sirdavida, découvert du côté du Mont de Cristal.

Les poissons ne sont pas en reste. Le Killi coloré, de son nom scientifique Aphyosemion aurantiacum, a été trouvé dans la réserve de Wonga-Wongué.

Parmi les libellules figure une espèce baptisée Umma gumma, identifiée dans la province du Haut-Ogooué. D’autres espèces ont été repérées dans le Sud et dans le Nord du pays : les découvertes gabonaises ne se cantonnent donc pas à une seule zone.

RDC et Cameroun complètent le podium

Juste derrière le Gabon, la République démocratique du Congo totalise 259 espèces. Entre les deux pays, l’écart reste très mince.

Le Cameroun prend la troisième place avec 238 espèces. Ces trois pays rassemblent ainsi les plus gros contingents de nouveautés recensés par le rapport dans la région.

Biodiversité au Congo-Brazzaville : 65 nouvelles espèces

Pour les lecteurs de Brazzaville et de la diaspora, le chiffre mérite attention. La République du Congo, à ne pas confondre avec sa voisine la RDC, se classe quatrième avec 65 espèces nouvellement découvertes.

Elle devance la Guinée équatoriale, cinquième avec 59 espèces, et la République centrafricaine, qui ferme la liste avec 25 espèces.

Les informations relayées sur ce rapport ne précisent pas quelles espèces ont été décrites sur le sol congolais, ni dans quelles régions. Prudence, donc, avant d’en tirer la moindre conclusion sur leur localisation.

Ce rang n’en constitue pas moins une contribution réelle à la connaissance du bassin. Il inscrit le pays parmi les territoires où la science a révélé, ces dernières années, des formes de vie jusque-là non décrites.

Recherche de terrain et communautés locales

Comment ces espèces sont-elles sorties de l’anonymat ? Le rapport l’explique : elles ont été découvertes grâce à des recherches de terrain approfondies.

Ce travail passe par plusieurs étapes. Les chercheurs collectent des spécimens, procèdent à des analyses génétiques, puis documentent chaque découverte.

Un point mérite d’être souligné : ces recherches sont souvent menées en collaboration avec les communautés locales. Les habitants des zones concernées prennent ainsi part à la mise au jour de ce patrimoine naturel.

Le rapport compile le travail de chercheurs venus du monde entier et d’horizons variés. Ensemble, ils ont découvert 742 nouvelles espèces, décrites entre 2013 et 2023.

Une richesse naturelle mise en lumière

Au-delà du classement, ce bilan rappelle la place du bassin du Congo sur la carte mondiale de la biodiversité. Chaque orchidée, chaque poisson, chaque libellule ajouté à l’inventaire enrichit la connaissance de cet écosystème majeur.

Pour le Gabon comme pour la République du Congo et leurs voisins, ces découvertes témoignent de milieux naturels qui abritaient encore, il y a peu, des espèces inconnues de la science.

En les rassemblant, le rapport Planète vivante offre aux chercheurs, aux enseignants et aux passionnés de nature une base précieuse pour mieux mesurer la richesse de ce deuxième poumon écologique du monde.

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