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Dans le département du Niari, les habitants de Moungoundou-Sud doivent marcher longtemps pour trouver de l’eau. Leur destination quotidienne est une rivière dont les eaux seraient polluées par l’exploitation aurifère d’opérateurs chinois (Les Échos du Congo-Brazzaville).

La longue marche vers la rivière

Chaque jour, le même cortège se forme. Bidons et bassines à la main, les familles prennent le chemin de la rivière. Il ne s’agit ni de pêche ni de promenade : l’eau puisée sert à boire, à cuisiner et à se laver.

Le trajet se compte parfois en kilomètres. Au bout de la marche, l’eau recueillie n’offre aucune garantie : sa qualité suscite des inquiétudes parmi ceux qui en dépendent.

Pour les habitants, aller à la rivière n’a plus rien d’un geste ordinaire. Le journal congolais parle d’une véritable expédition, d’un parcours du combattant répété jour après jour pour un besoin aussi élémentaire que vital.

L’orpaillage pointé du doigt

Le cœur du problème tient à la place de l’or dans la zone. La rivière, censée être une source de vie, est désormais montrée du doigt pour une pollution présumée liée aux activités d’exploitation aurifère.

Le mot « présumée » compte. Aucune analyse de l’eau n’est mentionnée à ce stade, et les responsabilités restent à établir. C’est précisément ce flou qui alimente l’inquiétude des riverains.

Le contraste est saisissant. À Moungoundou-Sud, l’or brillerait pour certains, tandis que l’eau propre se ferait désirer pour tous les autres. Le métal précieux continue de faire rêver, pendant que les habitants peinent à remplir une simple bassine.

Une ressource vitale sous pression

Cette situation illustre une tension bien réelle entre richesses du sous-sol et ressources naturelles du quotidien. Lorsqu’une population puise dans un cours d’eau pour boire et cuisiner, toute atteinte à sa qualité touche directement sa santé.

Les porteurs de bidons ne transportent pas seulement de l’eau. Ils portent aussi, selon le journal, le poids d’une situation qui menace leur santé et leur dignité.

La formule employée par la publication résume l’enjeu sans détour : « L’or ne se boit pas, ne se cuisine pas et ne remplace certainement pas l’eau potable ! »

Ce que réclament les habitants

Les attentes de la population restent modestes. Elle ne demande ni pépites ni bijoux, seulement de l’eau potable, sans devoir parcourir de longues distances pour remplir un bidon.

Les autorités compétentes sont interpellées sur trois points : faire vérifier la qualité de l’eau, établir les responsabilités en cas de pollution avérée, et garantir aux habitants un accès à une eau saine.

L’eau avant les pépites

Au-delà de l’ironie, le danger sanitaire est bien là. Faute de contrôle de la qualité de la rivière, les familles de Moungoundou-Sud restent dans l’incertitude sur l’eau qu’elles rapportent chez elles.

« L’or peut enrichir les poches, mais l’eau potable doit préserver les vies », conclut le journal, appelant à ce que la santé des populations pèse enfin plus lourd que les pépites d’or.

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