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Le 28 août, six hommes ont comparu devant le tribunal de grande instance de Pointe-Noire pour exploitation illicite de minerais dans le parc national de Conkouati-Douli. Une affaire qui rappelle la fragilité des aires protégées du Kouilou, au Congo-Brazzaville.

Six prévenus devant le tribunal de Pointe-Noire

L’audience s’est tenue le 28 août. Six prévenus, jusque-là placés en détention provisoire, ont été présentés devant le tribunal de grande instance de Pointe-Noire. Ils doivent répondre d’accusations liées à l’exploitation illégale de minerais à l’intérieur du parc national de Conkouati-Douli.

Les faits restent présumés et aucune décision n’a été rapportée à l’issue de cette comparution. Mais le seul énoncé du dossier suffit à situer l’enjeu : une aire protégée, six hommes, et des activités d’extraction menées, selon l’accusation, en dehors de tout cadre légal.

Extraction de minerais : ce que décrit le dossier

Selon les éléments présentés à l’audience, les mis en cause auraient conduit des activités d’extraction de minerais au cœur même de l’aire protégée. Aucune autorisation ne couvrait ces opérations. C’est ce point, l’absence de cadre légal, qui fonde la poursuite.

De telles pratiques ne laissent pas le terrain indemne. Elles sont susceptibles de contribuer à la dégradation des écosystèmes, par la destruction des habitats naturels et la perturbation de la biodiversité. Le dommage, lui, se mesure rarement à l’échelle d’une seule audience.

Le dossier ne dit rien, à ce stade, de l’ampleur des quantités en jeu ni de la durée des opérations. Il pose en revanche une question simple : que vaut le statut d’aire protégée si l’extraction s’y installe sans titre ?

Conkouati-Douli, aire protégée majeure du Kouilou

Situé dans le département du Kouilou, Conkouati-Douli compte parmi les principales aires protégées de la République du Congo. Le parc abrite une importante diversité d’espèces animales et végétales.

Son rôle dépasse ses limites administratives. Il pèse dans la préservation des écosystèmes de la façade atlantique du pays. Y porter atteinte n’engage donc pas seulement un périmètre, mais un équilibre plus large.

Un contrôle renforcé des activités en espace protégé

La comparution de ces six hommes s’inscrit dans un contexte de renforcement de la lutte contre les activités illégales menées au sein des espaces protégés. La justice n’est ici qu’un maillon, saisi une fois les faits présumés commis.

Pour les autorités chargées de la protection de l’environnement et de la faune, la préservation de ces territoires passe par le contrôle des activités économiques qui y sont menées et par l’application des sanctions prévues par la législation.

Les aires protégées congolaises sous surveillance

Reste l’essentiel, que ce dossier met à nu : un parc national ne vaut que par ce qui s’y applique réellement. Entre le texte qui protège et le terrain qui s’érode, l’écart se joue aussi dans des salles d’audience comme celle de Pointe-Noire.

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