Reçue le 25 août à Brazzaville, l’ambassadrice de Belgique a proposé l’expertise de son pays au ministre de l’Assainissement urbain. Économie circulaire, valorisation des déchets, dépollution des fleuves : les pistes esquissées restent à concrétiser.
Une audience de plus d’une heure à Brazzaville
Le 25 août, à Brazzaville, Juste Désiré Mondelé, ministre de l’Assainissement urbain, du Développement local et de l’Entretien routier, a reçu Emmanuelle Plissart De Foy, ambassadrice du Royaume de Belgique en République du Congo. L’entretien s’est étiré sur plus d’une heure.
Au menu, la coopération entre les deux pays dans l’assainissement, l’aménagement du territoire et le développement des villes. La diplomate y a exprimé la volonté de la Belgique de mettre son expertise au service de la partie congolaise, en particulier sur la gestion des déchets.
Économie circulaire : donner une seconde vie aux déchets
« Nous avons parlé des choses qu’on pourrait faire aujourd’hui entre la Belgique et le Congo, dans les domaines de l’assainissement et de l’aménagement du territoire », a résumé l’ambassadrice devant la presse à l’issue de la rencontre.
L’économie circulaire figure parmi les pistes évoquées : mieux récupérer, mieux valoriser, afin de donner aux déchets une seconde vie et d’alléger leur empreinte sur l’environnement. Une logique qui déplace le regard, du ramassage vers la ressource.
Des berges au fleuve, la traque des déchets aquatiques
Le détail mérite d’être relevé pour un pays fluvial. Les échanges ont porté sur la récupération des déchets « aussi bien sur la terre que dans la mer ou sur les fleuves », a précisé Emmanuelle Plissart De Foy.
Les cours d’eau, souvent réceptacles ultimes des rejets urbains, entrent ainsi dans le périmètre de la discussion, au même titre que le littoral et les sols.
Un appui technique esquissé, pas encore chiffré
À ce stade, rien n’est arrêté. Les deux parties n’ont pas défini les choses de façon précise, mais elles ont identifié plusieurs secteurs où la coopération pourrait s’élargir. L’exercice a tenu de l’inventaire des possibles plus que de l’engagement ferme.
« Je pars avec un petit bagage de questions et de choses à ramener. Quand j’aurai des réunions en Belgique, je devrai ramener dans mon baluchon des propositions pour le Congo », a promis la diplomate en poste à Brazzaville.
Une première rencontre jugée fluide
L’ambassadrice a salué chez son interlocuteur une bonne connaissance de son domaine, mais aussi de la Belgique et de l’Union européenne, où le ministre s’est rendu souvent, pour des raisons personnelles ou professionnelles.
« C’était une très, très bonne réunion, parce que la conversation a été fluide et très agréable », a-t-elle confié. Reste à transformer cette entente de principe en projets identifiables sur le terrain congolais.

