À Brazzaville, l’Agence française de développement a fait le point le 15 octobre avec le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique sur la ligne reliant la centrale hydroélectrique de Moukoukoulou à Mindouli, et sur la résilience des réseaux de Brazzaville et de Pointe-Noire.
Une rencontre à Brazzaville autour de l’électricité congolaise
Le 15 octobre, Bruno Jean Richard Itoua, ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, a reçu à Brazzaville une délégation de l’Agence française de développement (AFD). À sa tête, Antoine Chevalier, directeur de l’institution au Congo-Brazzaville.
L’ordre du jour tenait en deux volets : le suivi des projets énergétiques en cours, financés par l’agence française, et l’identification de nouveaux investissements. Une manière de regarder à la fois le chantier présent et les besoins à venir.
La délégation venait présenter au ministre les conclusions d’une mission de suivi. Pendant une semaine, cette mission d’évaluation a passé en revue les opérations soutenues par l’AFD, avec la participation de Yunfei Shan, responsable d’équipe projet au sein de la division Énergie de l’agence, basée à Paris.
Elle devait aussi examiner de nouvelles pistes d’intervention. Aucun calendrier de réalisation ni nouvel engagement financier n’a toutefois été précisé dans les informations communiquées sur cette rencontre (Journal de Brazza).
Moukoukoulou-Mindouli, une ligne partie d’une centrale hydroélectrique
Au cœur des échanges figure la ligne de transport d’électricité reliant la centrale hydroélectrique de Moukoukoulou à Mindouli. Le courant qu’elle doit acheminer est tiré de la force de l’eau, une ressource renouvelable sur laquelle s’appuie ici le réseau congolais.
Le projet vise à renforcer les infrastructures de transport électrique et à améliorer l’acheminement de l’électricité vers les zones desservies. Il s’inscrit, plus largement, dans les efforts de développement du réseau électrique national.
Les informations rendues publiques à l’issue de la rencontre ne précisent ni le tracé de la ligne, ni les localités traversées, ni le nombre de foyers appelés à en bénéficier. Le degré d’avancement des travaux n’a pas davantage été chiffré.
L’AFD affiche en revanche sa volonté d’accompagner la mise en œuvre jusqu’au bout. « Nous suivons avec grande attention ce projet afin qu’il atteigne ses objectifs le plus rapidement possible », a déclaré Antoine Chevalier.
Un territoire mieux relié, une capitale mieux alimentée
Yunfei Shan a estimé que la réalisation de cette infrastructure constitue un enjeu important pour l’amélioration de l’approvisionnement électrique, notamment dans la capitale congolaise, selon les propos rapportés par Les Dépêches de Brazzaville.
Les différentes parties prenantes seraient mobilisées pour réunir les conditions nécessaires à l’achèvement du projet. « Toutes les parties prenantes de ce projet sont engagées à mettre en œuvre l’ensemble des mesures nécessaires pour amener à l’achèvement de ce projet au plus vite », a souligné Yunfei Shan.
Brazzaville et Pointe-Noire, des réseaux à rendre plus résilients
Le second volet concernait les deux principales agglomérations du pays. L’AFD a lancé une étude de faisabilité consacrée au renforcement de la résilience des réseaux de distribution de Brazzaville et de Pointe-Noire. Désormais achevée, cette étude a été présentée au ministre.
Ses conclusions doivent éclairer les orientations des futurs investissements dans la distribution électrique. L’objectif affiché est d’améliorer la fiabilité des installations dans ces deux grands pôles urbains.
L’enjeu est concret : une meilleure continuité de la fourniture d’électricité pour les ménages, les administrations et les entreprises. Des réseaux renforcés pourraient limiter les perturbations et mieux répondre à une demande en énergie qui va croissant.
Le Plan national de développement en toile de fond
Cette démarche accompagne le programme d’investissement de la société Énergie électrique du Congo (E²C), dont l’exécution fait elle aussi l’objet d’un suivi par l’agence française.
« L’AFD au Congo soutient le financement du Plan national de développement 2022-2026, particulièrement les sujets énergétiques », a rappelé Antoine Chevalier. Le directeur a insisté sur l’importance du dialogue avec le ministère, à la fois pour suivre les opérations en cours et pour préparer de futurs investissements.
De la centrale aux villes, un même fil électrique
De la centrale de Moukoukoulou jusqu’aux réseaux de Brazzaville et de Pointe-Noire, la rencontre du 15 octobre dessine une même ambition : transporter puis distribuer une électricité plus fiable, en s’appuyant notamment sur une production hydroélectrique.
Reste à traduire ces engagements en résultats tangibles. Sans calendrier public ni montant annoncé, l’achèvement de la ligne Moukoukoulou-Mindouli et les futurs investissements dans les réseaux urbains restent à suivre de près.





