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Du 14 au 18 septembre 2026, le Congo transformera l’énergie de sa jeunesse en projets concrets. La deuxième édition des Journées de l’innovation au bassin du Congo (JiBC) veut faire dialoguer écologie, technologie et financement, dans un pays qui rêve de devenir un carrefour régional.

Un carrefour régional entre Pool et Brazzaville

À quelques semaines de l’ouverture, l’affiche est posée : transformer les idées en investissements et faire du Congo un carrefour régional de l’innovation. Une ambition assumée, à la mesure d’un potentiel jugé considérable mais encore sous-financé.

Portée par un thème ambitieux — « Jeunesse et innovation au service du futur du continent : de la terre aux startups » —, la rencontre se déploiera entre Boko-Kinkala, dans le département du Pool, et la capitale, Brazzaville (adiac-congo.com).

Plus de trois cents participants, venus d’au moins cinq pays — Congo, Cameroun, Tchad, République démocratique du Congo et Centrafrique —, sont attendus. À leurs côtés, quarante startups sélectionnées et trente investisseurs viendront chercher des partenaires et des idées neuves.

Financer les jeunes talents d’Afrique centrale

Le constat qui fonde l’événement est simple : les jeunes innovateurs de la sous-région débordent d’idées, mais butent sur l’accès aux financements et aux réseaux internationaux. Les JiBC entendent combler ce fossé (adiac-congo.com).

Organisée par Africadvice Group, Innovation outre-Mer (IOM) Africa, le CFEC/EDYNJANA et le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens Congo, la manifestation ambitionne de qualifier vingt dossiers de financement et de retenir dix startups pour le programme IOM 11.

En visant vingt dossiers qualifiés et dix startups retenues, les organisateurs affichent une exigence de sélectivité. L’enjeu n’est pas la vitrine, mais la conversion : passer de l’idée séduisante au projet finançable, capable de convaincre des investisseurs exigeants.

L’édition verra aussi le lancement officiel de l’Africa Women Impact Fund et la signature de la Déclaration de Brazzaville, deux gestes qui placent l’inclusion et l’engagement régional au premier plan.

La terre au cœur d’une immersion écologique

La première phase, du 14 au 16 septembre dans le Pool, mise sur l’immersion plutôt que sur les discours. Marche pour la terre, plantation d’arbres et visites de fermes agroécologiques rythmeront ces premières journées (adiac-congo.com).

Des ateliers sur les sols, les drones, la bioénergie et l’Agritech prolongeront cette approche de terrain. La séquence s’achèvera par un marché des jeunes créateurs et la Déclaration de Kinkala, ancrage symbolique dans le département du Pool.

Cette entrée par la terre n’a rien d’anecdotique. En faisant précéder les pitchs par la plantation d’arbres et l’agroécologie, les JiBC rappellent que l’innovation d’Afrique centrale reste adossée au vivant, aux forêts et aux sols du bassin.

Brazzaville, laboratoire de la ville durable

Le forum gagne ensuite Brazzaville, les 17 et 18 septembre. Les débats y aborderont la ville durable, l’intelligence artificielle et les mécanismes de financement, trois leviers censés dessiner l’Afrique centrale de demain (adiac-congo.com).

Associer intelligence artificielle et ville durable dans un même débat n’est pas neutre. Le forum semble parier sur une modernité qui n’oppose plus technologie et environnement, mais les met au service d’une même trajectoire régionale.

Du Grand Pitch aux portes de Station F

Le dernier jour concentrera la tension entrepreneuriale : Grand Pitch des startups, rencontres B2B et Deal Room. Dix lauréats en sortiront, avec un billet pour le programme « Road to IOM 11 – Station F Paris » en novembre.

Décrocher ce sésame parisien, c’est accéder à des réseaux et à des capitaux longtemps hors de portée. Pour de jeunes pousses congolaises, camerounaises ou tchadiennes, l’échéance de novembre dépasse le symbole : elle ouvre une rampe de lancement.

Un pari vert pour le bassin du Congo

Derrière l’affluence annoncée, les JiBC racontent une conviction : l’avenir du bassin du Congo se jouera autant dans les sols et les forêts que dans les incubateurs. En reliant terre nourricière et startups, l’édition 2026 tente d’écrire cette équation.

Reste à transformer l’élan en résultats durables. Entre déclarations solennelles, deals signés et arbres plantés, les JiBC 2026 seront jugées sur leur capacité à faire éclore, ici, les entreprises vertes que la région attend.

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