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À Brazzaville, le premier samedi d’août a pris des allures de mobilisation. Sacs à la main, le ministre de l’Assainissement, du Développement local et de l’Entretien routier, Juste Désiré Mondélé, a arpenté les avenues pour traquer sachets et bouteilles. Son mot d’ordre : réveiller le patriotisme des Congolais face au plastique (ACI).

Un civisme réclamé à l’approche de l’indépendance

L’opération mensuelle de salubrité, organisée chaque premier samedi, tombait à point nommé, à deux semaines du 66e anniversaire de l’indépendance du Congo. Couplée à la campagne « Zéro plastique et Zéro paludisme », elle rappelle que l’assainissement relève d’abord de la santé publique (ACI).

Cette double bannière associe explicitement propreté urbaine et prévention sanitaire, deux combats que le ministre présente comme indissociables. Prévenir les maladies, améliorer durablement le cadre de vie : l’enjeu dépasse l’esthétique des rues et engage, selon lui, le bien-être quotidien des habitants (ACI).

Pour Juste Désiré Mondélé, la propreté ne se décrète pas : elle s’incarne dans les gestes de tous les jours. Il invite chacun à aimer son quartier, son arrondissement, sa ville et son pays, pointant la contradiction d’habitants qui salissent l’espace qu’ils rêvent propre (ACI).

De la Patte-d’Oie à Ouenzé, une marche symbolique

Le geste a précédé le discours. Accompagné du maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba, de représentants du Système des Nations unies et de la Fondation Congo Assistance, le ministre et sa délégation ont ramassé les déchets du rond-point de la Patte-d’Oie, à Poto-Poto, jusqu’à Ouenzé, en passant par Moungali (ACI ; Adiac).

Ce parcours, qui traverse des quartiers denses et populaires de la capitale, n’a rien d’anodin. En descendant lui-même dans la rue plutôt que d’édicter une consigne de plus, Juste Désiré Mondélé a voulu incarner l’exemple qu’il appelle de ses vœux chez les Congolais (Adiac).

Marchés récalcitrants, l’épineux sachet plastique

Sur les marchés domaniaux, le sachet interdit résiste pourtant. Interrogé sur cette persistance, le ministre plaide pour mener de front sensibilisation et répression, deux leviers qu’il juge complémentaires plutôt que concurrents pour venir à bout d’une habitude tenace (ACI ; Adiac).

Il rappelle que ces déchets polluent les sols durant de longues années et font peser un risque réel sur la santé des populations. Derrière la nuisance visible se cache donc une menace plus lente, qui justifie à ses yeux une fermeté assumée (ACI).

Des bassins versants aux avenues, une capitale remodelée

La journée fut aussi une inspection. Le ministre a parcouru les chantiers d’embellissement de Brazzaville : pavage des chaussées, éclairage de l’avenue des Trois-Martyrs, nettoyage des bassins versants naturels et aménagement de plusieurs artères. Autant de fronts où la propreté rejoint la question urbaine (ACI).

Le nettoyage des berges et des bassins versants, cité par le ministre, illustre ce lien entre eau, ville et environnement. Préserver ces exutoires naturels, c’est protéger la capitale des débordements comme des dépôts sauvages qui les encombrent (Adiac).

L’école, futur relais de la propreté

L’ambition dépasse la capitale. Les campagnes doivent progressivement gagner l’intérieur du pays, en lien avec les ministères en charge de l’Enseignement. L’idée : impliquer les élèves et préparer la prochaine rentrée dans un environnement sain, en semant tôt le réflexe écologique (ACI ; Adiac).

Le PNA, boussole d’un assainissement cohérent

Reste à donner un cap durable à ces efforts. Le Plan national de l’assainissement, récemment approuvé par le gouvernement, s’impose désormais comme cadre stratégique de référence pour les politiques d’assainissement et d’hygiène (ACI).

Ce document doit harmoniser les interventions de tous les acteurs afin d’« obtenir des résultats cohérents, tangibles et concrets », selon le ministre. En posant une telle référence, l’État cherche à sortir des actions ponctuelles pour coordonner municipalités, ministères et partenaires autour d’objectifs partagés (ACI ; Adiac).

Un patriotisme qui commence au ramassage

Derrière l’appel au patriotisme se dessine une conviction simple : un pays se protège aussi par ses gestes les plus humbles. À Brazzaville, ramasser une bouteille devient un acte civique. Le défi, immense, se jouera dans la durée, bien au-delà d’un seul samedi de mobilisation (Adiac).

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