Une 39e édition très symbolique à Pointe-Noire
Le 6 novembre, la capitale économique du Congo a renoué avec sa tradition verte en célébrant la 39e Journée nationale de l’arbre. Sous un ciel brumeux du début de saison sèche, les autorités et les habitants ont répondu présents autour de jeunes plants vigoureux.
Cette date, instaurée pour ancrer la culture de l’arbre dans les gestes quotidiens, gagne chaque année en portée symbolique. Dans une ville portuaire souvent exposée au vent salin, planter devient aussi un acte de protection des sols urbains et des quartiers périphériques, renforçant les couloirs verts.
Côte sauvage et CEG Ngoyo, deux sites emblématiques
La cérémonie officielle s’est ouverte à la côte sauvage, premier site choisi. Entre les embruns salés et le ressac, les participants ont mis en terre des essences adaptées, marquant la volonté de verdir durablement un littoral fragile, battu par des rafales puissantes et très fréquenté par les familles pointenoiraises.
Le convoi s’est ensuite dirigé vers le collège d’enseignement général de Ngoyo, dans le sixième arrondissement. Ce second temps fort a permis d’associer la jeunesse scolaire à l’événement, soulignant que l’apprentissage du geste écologique commence dès la cour de l’établissement.
Un appel citoyen lancé par le préfet Ibocko Onangha
Présidant les deux étapes, le préfet Pierre Cebert Ibocko Onangha a rappelé la dimension civique du reboisement. « Planter un arbre, c’est poser un acte patriotique », a-t-il insisté, invitant chaque ménage à devenir acteur de la campagne nationale.
Son discours a également mis en avant l’objectif décennal de verdir durablement le Congo. Cette ambition, alignée sur la thématique « Un arbre une forêt, une plantation pour un Congo florissant », demande à la population une régularité bien au-delà de la journée commémorative.
Suivi, entretien : la durabilité comme mot d’ordre
« Il ne suffit pas de planter, il faut faire vivre l’arbre », a poursuivi le préfet. Un dispositif de suivi sera mis en place pour garantir l’arrosage, la protection et la croissance des jeunes pousses, condition sine qua non de la réussite écologique.
Les services municipaux devront ainsi inventorier les plants, programmer les visites d’entretien et sensibiliser les riverains. L’objectif est de transformer chaque quartier en couveuse végétale où l’arbre s’intègre au décor urbain plutôt que d’y rester un simple symbole cérémoniel.
Comment y aller
Au programme logistique, les autorités et les volontaires ont d’abord convergé vers la côte sauvage, avant de prendre la direction du CEG de Ngoyo. La proximité des deux sites a facilité le déplacement du cortège et encouragé une forte participation populaire.
À savoir
Instaurée il y a trente-neuf ans, la Journée nationale de l’arbre revient chaque 6 novembre. À Pointe-Noire, elle mobilise autorités, établissements scolaires et habitants, comme l’a illustré la participation coordonnée des services administratifs et des élèves du CEG de Ngoyo.
Son thème 2023, « Un arbre une forêt, une plantation pour un Congo florissant », reprend les orientations de la Décennie des Nations Unies pour l’afforestation et le reboisement, et souligne la cohérence des engagements locaux et internationaux.
Impact & solutions
En multipliant les opérations de planting, Pointe-Noire veut contribuer à l’amélioration du cadre de vie et à la lutte contre le réchauffement climatique, deux objectifs expressément rappelés durant la cérémonie officielle.
La mise en place d’un suivi des plants doit éviter l’écueil des forêts urbaines éphémères. Les services compétents, missionnés par le préfet, auront la charge d’accompagner chaque arbre jusqu’à maturité afin de traduire en résultats tangibles l’effort collectif du 6 novembre.
Reprenant le mot d’ordre national, le préfet a conclu que chaque plant mis en terre prépare le bien-être des générations futures, rappelant que le succès de la décennie dépendra de la constance de l’engagement collectif.
Le rendez-vous est déjà fixé pour la 40e édition.
D’ici là, les services administratifs prévoient d’afficher publiquement les cartes des nouvelles plantations, manière d’associer chaque quartier à l’évaluation annuelle des surfaces regagnées sur les espaces dégradés.




