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Belém ouvre la voie à Brazzaville

Sous la moiteur amazonienne, Belém a réuni le 12 novembre des représentants gouvernementaux et financiers pour une pré-table ronde placée sous le signe de la coopération Sud-Sud. Leur ambition : garantir que le Bassin du Congo obtienne des ressources à la hauteur de son rôle climatique.

Arlette Soudan-Nonault, ministre de l’Environnement du Congo et secrétaire exécutive de la Commission climat, a co-présidé la séance avec Jean Paterne Megne Ekoga de la BDEAC. Elle a rappelé que « Investir dans le Bassin du Congo, c’est investir dans la résilience climatique mondiale ».

Le Fonds bleu, héritage présidentiel

Porté dès l’origine par le président Denis Sassou Nguesso, le Fonds bleu incarne une vision intégrée du développement durable. Il s’appuie sur le plus grand réservoir d’eau douce d’Afrique centrale et sur le deuxième massif forestier tropical de la planète.

En replaçant les communautés riveraines au centre des priorités, l’initiative cherche à concilier amélioration des conditions de vie et sauvegarde des forêts. La table ronde de Belém marque une nouvelle étape après l’adhésion des pays membres et la création de mécanismes de gouvernance dédiés.

Des projets verts et bleus en attente de financement

Les organisateurs ont exposé un portefeuille déjà structuré de projets dits « verts », axés sur la gestion forestière, et « bleus », liés aux ressources hydriques. Plus de soixante-quinze pour cent de ces propositions proviennent des organismes publics de la sous-région.

La société civile porte vingt-trois pour cent des initiatives, confirmant la vitalité associative autour des forêts et des fleuves. Le secteur privé, encore discret avec deux pour cent, est néanmoins invité à accroître sa part pour dynamiser l’économie locale.

La grande table ronde prévue en mai 2026 à Brazzaville, en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, devra convertir ces intentions en engagements chiffrés et calendaires. Belém sert ainsi de répétition générale et de révélateur des attentes.

Transparence et normes internationales au cœur de la BDEAC

La Banque de développement des États de l’Afrique centrale, gestionnaire du Fonds, a renouvelé son attachement aux standards internationaux de financement climatique. Elle promet des procédures claires pour rassurer bailleurs et investisseurs.

Jean Paterne Megne Ekoga a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux : « Nous devons rendre compte de chaque dollar mobilisé pour accroître la confiance et attirer de nouveaux partenaires. » Cette discipline budgétaire constitue l’un des arguments phares pour séduire les guichets multilatéraux.

À savoir

Le Bassin du Congo s’étend sur plusieurs pays d’Afrique centrale et représente un rempart naturel contre le réchauffement global. Sa préservation est jugée essentielle dans les négociations climatiques internationales, d’où l’intérêt suscité par la présente mobilisation financière.

Impact & solutions

Les fonds attendus permettront la restauration des paysages dégradés, la promotion d’activités économiques bas carbone et le renforcement des capacités des populations riveraines. Chaque projet sera évalué sur ses bénéfices sociaux et environnementaux afin de maximiser l’impact collectif.

La démarche entend également valoriser les savoir-faire locaux, considérés comme un atout majeur pour la durabilité des actions menées. L’objectif ultime demeure une amélioration tangible de la qualité de vie tout en consolidant le rôle du bassin comme puits de carbone.

Comment y aller

Pour prendre part aux prochaines discussions, les bailleurs sont invités à se rapprocher du secrétariat de la Commission climat du Bassin du Congo. Les délégations techniques peuvent déjà s’inscrire aux sessions préparatoires prévues à Brazzaville.

Les acteurs privés intéressés par les projets verts ou bleus trouveront auprès de la BDEAC un guichet unique destiné à faciliter l’étude, le cofinancement et le suivi opérationnel de leurs investissements responsables.

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