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Brazzaville ouvre une vaste enquête sur l’alimentation

Le 28 juillet 2026, le ministère de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective a lancé à Brazzaville une enquête nationale sur la sécurité alimentaire et la vulnérabilité. Le Programme alimentaire mondial (PAM) en assure l’appui technique.

Quinze départements passés au crible des assiettes

Durant deux mois, l’opération couvrira les quinze départements du pays. Les enquêteurs progresseront de ménage en ménage, au plus près de ce que les familles mangent réellement. Cette lecture au ras du sol doit repérer les foyers les plus exposés au manque.

Comprendre ce qui déséquilibre les systèmes alimentaires

L’étude cherche à démêler les causes structurelles et conjoncturelles de l’insécurité alimentaire. Elle interroge la façon dont se construit, ou se rompt, l’accès à une nourriture suffisante. Derrière un repas absent se devinent des chaînes de production, de marché et de revenu fragiles.

Des indices pour situer la pauvreté nutritionnelle

Les équipes établiront des classifications de pauvreté à partir d’indices dédiés. Elles mesureront aussi l’accès des ménages aux services sociaux de base. Il s’agit de distinguer les privations passagères des carences installées, celles qui pèsent le plus lourdement sur la nutrition des enfants et des familles.

« Au cœur de la santé et de la dignité humaine »

Pour Gon Myers, directeur pays du PAM, « la sécurité alimentaire est au cœur de la santé, de la dignité humaine, de la stabilité communautaire et du développement durable ». Il présente l’enquête comme un outil stratégique de décision, et non comme un simple exercice statistique.

Une tradition statistique au service des politiques publiques

Sylvain Lékaka, directeur de cabinet du ministre du Plan, insiste sur le besoin de « données fiables et éprouvées ». Il rappelle que, depuis 2023, le Congo a bâti une solide tradition d’analyse de la sécurité alimentaire, socle des évaluations à venir.

Nourrir demain à partir des chiffres d’aujourd’hui

Les informations récoltées doivent alimenter des politiques publiques mieux ciblées contre l’insécurité alimentaire et la vulnérabilité des ménages. En cartographiant les besoins réels, le pays se donne les moyens d’agir sur ses systèmes alimentaires, de la parcelle cultivée jusqu’à l’assiette.

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