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Au Congo-Brazzaville, l’accès à l’électricité progresse

À Brazzaville, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Emile Ouosso, a annoncé une hausse du taux d’accès à l’électricité, passé de 49% à 59% en l’espace d’un an, selon l’Agence congolaise d’information (ACI).

Le ministre a également évoqué une production nationale de 770 mégawatts, pour des besoins estimés à 600 mégawatts. Sur le papier, ces chiffres dessinent une marge. Sur le terrain, la question centrale devient celle de l’acheminement de l’énergie.

Production électrique : 770 MW annoncés, 600 MW de besoins

Le contraste entre une production annoncée supérieure aux besoins estimés montre que le problème n’est pas uniquement de produire davantage. Il s’agit aussi de transporter et distribuer l’électricité de façon efficace, en limitant les pertes techniques et les goulets d’étranglement.

Pour le ministre, l’amélioration observée du taux d’accès s’inscrit dans une dynamique de travaux et d’ajustements sur les infrastructures. Il a développé ces éléments lors de son passage à l’émission « 30 jours pour convaincre en toute transparence » (ACI).

Ligne Pointe-Noire–Brazzaville : la réhabilitation en soutien

Emile Ouosso attribue une part importante de la progression à la réhabilitation en cours de la ligne Pointe-Noire–Brazzaville. D’après lui, ce chantier est conduit par la société italienne Eni-Congo (ACI).

Cette ligne est stratégique pour relier les zones de production et les grands centres de consommation. Dans un pays où les distances et la géographie imposent des choix d’ingénierie coûteux, chaque segment remis à niveau peut se traduire par une amélioration concrète dans les foyers.

Côte Matève : une centrale au gaz mise en avant

Le ministre a aussi mis en avant les performances de la Centrale électrique du Congo (Cec), située à Côte Matève. Selon ses déclarations, l’installation produit 484 mégawatts grâce au gaz naturel (ACI).

Cette production, présentée comme un point fort du dispositif, souligne la place du gaz dans le mix énergétique national tel qu’il a été décrit à l’émission. Pour les usagers, cette capacité ne suffit toutefois pas si le réseau ne suit pas.

Réseau électrique vieillissant : les pertes freinent Brazzaville

Emile Ouosso a jugé que la vétusté du réseau de transport et de distribution limite l’acheminement de l’électricité vers la capitale. Il a décrit un décalage important entre l’énergie prévue et celle réellement livrée à Brazzaville (ACI).

« Sur les 300 mégawatts destinés à Brazzaville, moins de 100 mégawatts parviennent effectivement à destination », a-t-il déclaré, en reliant ces pertes à un réseau de transport datant de 1982 (ACI). Le diagnostic met l’accent sur la modernisation des lignes.

Barrage d’Imboulou : une infrastructure à sécuriser

Sur le barrage hydroélectrique d’Imboulou, Emile Ouosso a reconnu un état de dégradation avancée. Il a rappelé que l’infrastructure a été construite pour environ 170 milliards FCFA, tout en signalant des problèmes techniques persistants (ACI).

« Une turbine est à l’arrêt depuis 2018 », a-t-il précisé, ajoutant que certaines installations présentent des risques structurels sérieux (ACI). Pour le système électrique, ces éléments pèsent sur la fiabilité et appellent une attention soutenue à la maintenance.

Impact & solutions : produire ne suffit pas, il faut acheminer

Les chiffres avancés suggèrent une réalité souvent invisible pour le grand public : l’électricité peut être disponible à la production, sans être pleinement accessible au consommateur final. Les pertes en ligne, le vieillissement des équipements et les arrêts d’unités deviennent alors des enjeux décisifs.

Dans le récit présenté par le ministre, la priorité est double : continuer les chantiers de réhabilitation, comme la ligne Pointe-Noire–Brazzaville, et traiter les fragilités du réseau et des ouvrages, à l’image d’Imboulou, afin de transformer les mégawatts en service réel.

Comment y aller : repères pour comprendre sur le terrain

Pour appréhender ces enjeux, Brazzaville reste le point d’observation le plus direct, puisque la capitale concentre une partie des besoins et des difficultés d’acheminement mentionnées. Pointe-Noire et l’axe entre les deux villes sont cités comme structurants dans la réhabilitation.

Côte Matève, associée à la Centrale électrique du Congo, illustre le rôle des sites de production évoqués. Les informations disponibles dans cette déclaration ne détaillent pas de visites ou d’accès spécifiques, mais elles donnent des repères géographiques pour situer les infrastructures.

À savoir : les chiffres cités par le ministre

Selon Emile Ouosso, le taux d’accès à l’électricité a progressé de 49% à 59% en un an. Il a aussi évoqué une production nationale de 770 MW, pour des besoins estimés à 600 MW (ACI).

Il a enfin insisté sur l’écart entre l’électricité destinée à Brazzaville et celle effectivement reçue, du fait d’un réseau daté de 1982, ainsi que sur l’état d’Imboulou, marqué notamment par une turbine à l’arrêt depuis 2018 (ACI).

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