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Sur le papier d’un décret, c’est tout un pan des forêts congolaises qui gagne un nouvel outil de connaissance. Le gouvernement vient d’approuver les statuts du Centre national d’inventaire et d’aménagement des ressources forestières et fauniques.

Un établissement public au service des forêts

Créé par la loi du 15 septembre 2023, ce Centre — le CNIARFF — est un établissement public à caractère administratif. Il dispose de la personnalité morale et de l’autonomie financière, deux leviers qui lui donnent les moyens d’agir sur le terrain.

Le projet de décret, présenté en Conseil des ministres par la ministre de l’Économie forestière Rosalie Matondo, met en musique le code forestier. Ce dernier confie à l’administration forestière la charge d’inventorier les ressources et d’élaborer les plans d’aménagement des forêts.

Compter les arbres, suivre la faune

La mission première du Centre tient en un mot : savoir. Il doit conduire les programmes nationaux d’inventaire des ressources forestières, fauniques et de la biodiversité, en lien étroit avec les administrations concernées. Sans données fiables, aucune gestion durable n’est possible.

Le CNIARFF collectera, traitera, conservera puis actualisera les informations relatives aux forêts, à la faune et aux aires protégées. Cette mémoire vivante des écosystèmes doit permettre de mesurer les pressions comme les progrès, année après année.

Une cartographie nationale pour mieux protéger

Autre chantier confié au Centre : dessiner et tenir à jour la cartographie forestière nationale. À cette échelle, la carte devient un instrument de décision, orientant les plans d’aménagement du vaste domaine forestier du pays.

Les statuts adoptés fixent l’organisation, les attributions et le fonctionnement des organes d’administration et de gestion. Ils s’alignent sur la loi de décembre 2024 portant régime général des établissements publics, gage de cohérence institutionnelle.

Un signal pour la forêt

Derrière la sécheresse d’un texte réglementaire se dessine un pari : celui d’une forêt mieux connue, donc mieux défendue. Pour le Congo-Brazzaville, doter cet inventaire de statuts clairs, c’est armer la conservation de demain.

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