Brazzaville célèbre ses zones humides
À l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, la voix du Congo-Brazzaville s’est faite entendre. La ministre Arlette Soudan-Nonault a saisi cette date pour rappeler combien ces milieux fragiles comptent pour l’avenir du pays et du bassin.
Derrière le mot un peu technique de « zones humides » se cachent des paysages vivants. Marécages, berges, tourbières : autant d’espaces qui retiennent l’eau, abritent une faune discrète et rendent des services écologiques rarement perçus à leur juste valeur.
Les tourbières, trésor à préserver
Les tourbières figurent au premier rang des préoccupations. Ces sols gorgés d’eau stockent d’immenses quantités de carbone et jouent un rôle silencieux dans l’équilibre du climat. Les voir s’abîmer reviendrait à libérer ce que la nature a patiemment enfoui.
C’est précisément cet enjeu que la ministre a tenu à mettre en lumière. Préserver ces milieux, ce n’est pas seulement protéger un décor : c’est défendre une ressource commune dont dépendent les générations à venir.
Quand la tradition guide la conservation
Le message porté par Arlette Soudan-Nonault tient en une idée forte. Elle appelle à généraliser les systèmes de conservation fondés sur les pratiques traditionnelles, ces savoirs hérités qui ont longtemps permis aux communautés de vivre avec leurs milieux sans les épuiser.
Cette approche replace l’humain au cœur de la protection. Plutôt que d’opposer modernité et héritage, elle invite à conjuguer les deux, en s’appuyant sur l’expérience accumulée de ceux qui connaissent ces terres mieux que quiconque.
Reste à transformer l’appel en gestes concrets. Mais en plaçant les savoirs locaux au centre du débat, Brazzaville rappelle une vérité simple : la sauvegarde des zones humides se joue aussi dans la mémoire des hommes.



