Plateaux Batékés: un projet de gestion intégrée
À Brazzaville, le 8 janvier, le directeur général de TotalEnergies Nature Based Solutions, Adrien Henri, a présenté l’ambition du projet « Bacassi »: organiser une gestion intégrée du territoire dans les Plateaux Batékés, en combinant conservation, agroforesterie et forêts plantées (ACI).
Implanté dans cette zone, le projet cherche des retombées économiques et environnementales durables. L’idée est d’agir sur plusieurs leviers à la fois: préserver les forêts résiduelles, reconstituer des paysages forestiers et soutenir des activités agricoles pensées sur le long terme (ACI).
À Brazzaville, un point d’étape avec l’Économie forestière
Adrien Henri s’est exprimé à l’issue d’un entretien avec la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Madondo, en présence d’Éric Delattre, directeur général de TotalEnergies EP Congo (ACI). L’échange a servi à mesurer le chemin parcouru et à préparer la suite.
Le responsable de TotalEnergies Nature Based Solutions a insisté sur la continuité du travail, tout en rappelant que le projet évolue avec des préoccupations discutées au fil de la mise en œuvre. « Nous sommes à la cinquième année du projet », a-t-il déclaré, évoquant plusieurs partenaires, dont le ministère de tutelle (ACI).
Résultats, préoccupations et défis d’évaluation
Selon les informations communiquées, les discussions ont porté sur l’évaluation des acquis et sur les orientations à définir conjointement avec l’État pour poursuivre les activités. L’enjeu est de consolider ce qui a été réalisé, tout en ajustant les actions à venir (ACI).
Un point sensible, mentionné dans les échanges, concerne l’évaluation des résultats après plusieurs années de plantations. Le projet avançant dans le temps, la question des méthodes de suivi et de lecture des progrès devient centrale pour guider les prochaines étapes (ACI).
38.000 hectares d’acacias: l’échelle du projet Bacassi
Présenté comme pionnier en foresterie et en gestion intégrée du territoire, Bacassi prévoit sur dix ans la plantation d’acacias sur 38.000 hectares. À cela s’ajoute le développement d’activités agricoles sur 2.000 hectares, en partenariat avec les communautés locales et autochtones (ACI).
Le dispositif s’inscrit dans une perspective longue, avec un mécanisme de compensation carbone envisagé sur 35 ans. Cette temporalité, étalée, souligne l’idée d’un chantier qui se mesure sur plusieurs cycles, au-delà des premiers bilans de terrain (ACI).
Biens locaux, bois-énergie et séquestration du carbone
À terme, Bacassi vise une production de biens utiles aux populations locales, citée dans la présentation: cultures vivrières, bois-énergie et bois de construction. Le projet entend aussi renforcer la séquestration du carbone, en cohérence avec ses objectifs environnementaux (ACI).
L’initiative s’aligne sur le Programme national d’afforestation et de reboisement (Pronar) et sur la politique nationale de forestation. Cet arrimage au cadre public donne au projet une place dans une stratégie plus large de reboisement et d’aménagement (ACI).
Marchés internationaux: la FAO appuie la promotion des bois du Congo
Dans le même temps, Rosalie Madondo a reçu une délégation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Les échanges ont porté sur des stratégies de promotion des produits forestiers congolais sur les marchés internationaux, selon la même source (ACI).
Ces discussions s’inscrivent dans la mise en œuvre des recommandations de l’Accord de partenariat volontaire, orienté vers une exploitation forestière légale, durable et transparente. L’objectif est de renforcer la crédibilité et la valeur des bois sur les circuits commerciaux (ACI).
Expert FAO, comparaisons et consultations sectorielles
La mission de la FAO prévoit le déploiement d’un expert dédié à l’appui à la promotion et au marketing des bois du Congo, notamment vers les marchés européens, a indiqué Emmanuel Groutel, expert de la FAO au Congo (ACI).
Le programme inclut aussi une analyse comparative d’expériences menées dans d’autres pays, dont le Gabon, le Ghana, l’Indonésie et la Malaisie. Des consultations avec le secteur privé et des organisations de la société civile sont annoncées pour identifier opportunités, contraintes et recommandations (ACI).
Impact & solutions: relier plantations, gouvernance et débouchés
À travers Bacassi et l’appui annoncé de la FAO, un fil conducteur se dessine: mieux articuler restauration forestière, production locale et accès aux marchés. Les échanges à Brazzaville rappellent que la durabilité se joue autant dans les plantations que dans le suivi, les partenariats et la valorisation (ACI).
Comment y aller: Brazzaville, porte d’entrée des échanges
Les points d’étape institutionnels se tiennent à Brazzaville, où se sont déroulés les entretiens mentionnés le 8 janvier. Pour les voyageurs, chercheurs ou photographes, la capitale reste la principale porte d’entrée logistique pour organiser des déplacements vers les Plateaux Batékés via les circuits habituels (ACI).
À savoir: une action pensée sur plusieurs décennies
Les horizons annoncés donnent une mesure: dix ans pour les plantations envisagées, et 35 ans pour le mécanisme de compensation carbone. Cette durée implique une lecture patiente des résultats, ainsi qu’un dialogue régulier entre partenaires, communautés et autorités pour ajuster les trajectoires (ACI).





