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À Brazzaville, la Banque africaine de développement réaffirme son appui au Congo : d’abord financer des études, puis des projets électriques bancables et attentifs à l’environnement.

Brazzaville, une audience au service du courant

Le 4 août, à Brazzaville, une poignée de main a scellé une intention. Le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, recevait une délégation de la Banque africaine de développement. Au centre des échanges : l’électricité congolaise et son avenir (journaldebrazza.com).

Conduite par Régis Lakoue Derant, administrateur de la BAD pour l’Afrique centrale, la délégation venait renouveler un engagement. L’institution panafricaine entend accompagner le Congo dans la préparation et le financement de nouveaux projets électriques (adiac-congo.com). Le partenariat, déjà ancien, franchit une étape.

Pour Régis Lakoue Derant, la conviction est limpide. « L’énergie est fondamentale pour le développement d’un pays, son industrialisation et la diversification de son économie », a-t-il rappelé. Une phrase qui résume l’ambition congolaise : sortir de la dépendance et bâtir une croissance élargie (adiac-congo.com).

Des études avant les grands chantiers

La démarche surprend par sa prudence. Aujourd’hui, la BAD ne signe pas de chèques pour des barrages ou des centrales. « Ce que nous finançons aujourd’hui, ce sont principalement des études pour de futurs projets », a précisé l’émissaire (adiac-congo.com).

Ce choix a une logique. Avant de mobiliser des capitaux, il faut mesurer la viabilité technique, économique et environnementale des ouvrages. Les études de faisabilité en cours servent précisément à cela : transformer des idées en projets solides, capables de convaincre les bailleurs (journaldebrazza.com).

Cette prudence méthodique évite un écueil connu : lancer des chantiers sans garanties, puis les voir s’enliser faute de rentabilité. En finançant d’abord la réflexion, la BAD sécurise la suite et protège l’argent, public comme privé (adiac-congo.com).

La bancabilité, mot-clé d’un secteur en réforme

Le terme revient sans cesse : bancabilité. Un projet bancable rassure les financeurs par sa rentabilité et sa robustesse. La BAD apporte son expertise technique pour faire mûrir ces dossiers et améliorer leur crédibilité auprès des partenaires financiers (journaldebrazza.com).

Mais les infrastructures ne suffisent pas. Les échanges ont souligné la nécessité de réformer le secteur. Gouvernance, transparence et cadre réglementaire doivent évoluer pour créer un climat propice aux investissements publics et privés (journaldebrazza.com).

Les priorités dessinées sont concrètes : renforcer les capacités de production, améliorer les réseaux de transport et de distribution, mieux commercialiser l’électricité et consolider la gouvernance sectorielle. Autant de maillons d’une même chaîne, du générateur jusqu’à la prise domestique (adiac-congo.com).

Améliorer les réseaux de transport et de distribution répond à un défi quotidien : acheminer sans perte l’électricité produite jusqu’aux foyers et aux entreprises. Un enjeu invisible, mais décisif, pour que la production nouvelle profite réellement aux Congolais (adiac-congo.com).

Une électricité pensée pour un Congo durable

Derrière ces discussions techniques affleure un enjeu écologique. Inscrire la viabilité environnementale parmi les premiers critères d’évaluation n’a rien d’anodin. Cela signifie que l’empreinte des futurs ouvrages sera pesée avant leur naissance, plutôt que réparée après coup (journaldebrazza.com).

L’électricité, ici, n’est pas qu’une commodité. Elle conditionne l’industrialisation, la diversification économique et, in fine, la capacité du pays à réduire sa dépendance. Une énergie mieux planifiée, c’est aussi la promesse d’un développement moins subi et davantage maîtrisé.

Le partenariat entre Brazzaville et l’institution n’est pas neuf. Il se nourrit d’audiences régulières où se dessinent, pas à pas, les contours d’un secteur énergétique plus fiable. Celle du 4 août prolonge cette dynamique de dialogue continu (journaldebrazza.com).

Reste à transformer l’intention en kilowattheures. Les études baliseront le chemin ; les financements suivront si les projets tiennent leurs promesses. À Brazzaville, les deux parties se sont engagées à poursuivre une collaboration jugée stratégique pour l’économie congolaise (adiac-congo.com).

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