| Environnement

Brazzaville : deux outils remis au gouvernement

Brazzaville, 20 janvier — La représentante du Pnud au Congo, Adama Dian Barry, a remis le 19 janvier au gouvernement congolais deux documents stratégiques : la Stratégie nationale sur la biodiversité et le Plan d’action de réduction des risques de catastrophes à l’horizon 2030.

Changements climatiques : inondations, sécheresses, urgence d’agir

Élaborées pendant près de deux ans, ces feuilles de route entendent répondre aux impacts croissants des changements climatiques. Les inondations, les épisodes de sécheresse et d’autres événements extrêmes fragilisent les écosystèmes, les moyens de subsistance et des acquis de développement, rappellent les acteurs réunis à Brazzaville.

Biodiversité : un cadre opérationnel pour restaurer les écosystèmes

Les documents présentés proposent des cadres complémentaires. Ils visent la conservation et la restauration des écosystèmes, tout en cherchant à mieux intégrer la biodiversité dans les politiques sectorielles, afin que l’environnement ne reste pas cantonné aux seuls textes spécialisés.

Ils mettent aussi l’accent sur le renforcement des capacités institutionnelles, avec l’idée de transformer des orientations en actions suivies. L’ensemble promeut, enfin, des alternatives économiques durables, pour relier protection de la nature et opportunités concrètes.

Accord de Paris, Kunming-Montréal, Sendai : des engagements traduits

Ces outils s’inscrivent dans le Programme intégré pour une croissance verte et résiliente, signé avec le Pnud. Ils traduisent aussi les engagements du Congo dans le cadre de l’Accord de Paris et du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, ont rappelé les participants.

L’horizon 2030 revient comme un fil conducteur. Il structure les objectifs et facilite la lecture des priorités, en rapprochant la stratégie biodiversité et la réduction des risques de catastrophes d’une même logique de résilience.

Objectif 2030 : protéger 30 % des terres et des mers

Parmi les repères mis en avant figure l’objectif de protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030. Les documents se rattachent également au Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes, qui encourage l’anticipation, la prévention et la préparation.

À cette occasion, il a été rappelé que le Congo figure parmi les premiers pays disposant à la fois d’une stratégie nationale et d’un plan d’action dans ces domaines. Une avance de méthode, qui appelle désormais une mise en œuvre visible.

Égalité de genre et communautés locales : la résilience au quotidien

Pour Adama Dian Barry, ces textes forment un socle pour une exploitation économique “rationnelle, durable et inclusive” des ressources naturelles. La représentante du Pnud souligne aussi la place donnée à l’égalité de genre et à la participation active des communautés locales dans les actions de résilience.

Le système des Nations unies, a-t-elle réaffirmé, entend accompagner le Congo afin que ces outils ne restent pas théoriques. L’enjeu affiché est de consolider un modèle de développement durable, résilient et inclusif, au bénéfice des populations.

Forêts, tourbières, mangroves : priorités du Bassin du Congo

La ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan Nonault, a insisté sur la portée opérationnelle des documents. Selon elle, il ne s’agit pas de simples cadres de référence, mais de leviers de “croissance verte et bleue”.

La ministre a évoqué la restauration d’écosystèmes clés, notamment les forêts, les tourbières et les mangroves. Elle a aussi plaidé pour une intégration systématique de la biodiversité dans tous les secteurs du Plan national de développement.

Appropriation collective : des textes aux impacts sur le terrain

Arlette Soudan Nonault a appelé à une appropriation collective de ces outils, condition essentielle pour passer de l’ambition aux résultats. Saluant l’appui du Pnud et des partenaires techniques et financiers, elle a réitéré la détermination de son ministère et de la Commission climat du Bassin du Congo.

Les documents ont vocation à être transmis aux directions concernées afin de produire des impacts visibles sur le terrain. Le pari, désormais, est de faire converger conservation, prévention des catastrophes et alternatives économiques durables dans des actions cohérentes d’ici 2030.

Encadré : Comment y aller (Brazzaville, atelier)

Pour suivre ce type d’actualité, le point d’entrée reste Brazzaville, où se tiennent ateliers et remises officielles de documents stratégiques. Les annonces se font généralement via les institutions nationales et les partenaires internationaux impliqués dans les programmes de croissance verte et résiliente.

Encadré : À savoir (ce que couvrent les deux documents)

La stratégie sur la biodiversité et le plan de réduction des risques de catastrophes visent des actions à l’horizon 2030. Ils abordent la conservation et la restauration des écosystèmes, l’intégration de la biodiversité dans les politiques sectorielles, ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles.

Encadré : Impact & solutions (de la planification à l’action)

L’impact attendu repose sur une mise en œuvre coordonnée : prévention des risques, restauration des milieux naturels, et promotion d’alternatives économiques durables. La participation des communautés locales et la prise en compte de l’égalité de genre sont présentées comme des leviers pour ancrer la résilience dans la durée.

Comments are closed.