La cartographie du vivant congolais s’enrichit. Réuni le 6 juin à Brazzaville, un atelier national du ministère de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo a identifié quatre nouvelles zones clés pour la biodiversité, promises à une reconnaissance internationale.
Un maillage de sanctuaires au cœur du bassin
Les quatre sites retenus dessinent une géographie précieuse. Deux se logent dans la tourbière de la Likouala, ce vaste réservoir de carbone du nord du pays. Un troisième couvre une zone marécageuse du département de la Sangha.
Le quatrième surprend par sa proximité : l’île Mbamou, posée sur le fleuve à hauteur de Brazzaville. Une manière de rappeler que la nature exceptionnelle ne se cache pas seulement aux confins du territoire, mais affleure aux portes de la capitale.
Des écosystèmes d’une valeur mondiale
Ces espaces abritent des écosystèmes forestiers d’une valeur écologique considérable, à l’échelle de la planète. Leur inscription au registre des zones clés pour la biodiversité répond à un processus national d’identification, d’évaluation et de validation méthodique.
Pour Ben Evans, conseiller technique de la Wildlife Conservation Society, «l’identification et la validation des nouvelles zones clés pour la biodiversité constitue une étape décisive pour le pays». Une avancée saluée par les acteurs de la conservation.
Aligner le Congo sur les standards internationaux
L’ambition dépasse le simple inventaire. Les participants ont examiné l’alignement de ces zones sur les standards internationaux, condition indispensable à leur validation auprès du secrétariat international des KBA, l’instance mondiale de référence en la matière.
La ministre Arlette Soudan-Nonault a insisté sur la portée de la démarche, rappelant que «les zones clés pour la biodiversité constituent aujourd’hui un outil de référence à l’échelle mondiale». Un langage commun pour protéger le vivant.
Un signal fort pour la conservation
En consolidant ce réseau de sanctuaires, la République du Congo affirme sa place parmi les gardiens du bassin forestier. Tourbières, marécages et îles fluviales rejoignent ainsi la liste des trésors à préserver.
Reste désormais l’étape de la validation internationale, qui donnera à ces quatre zones une reconnaissance formelle. Un jalon de plus dans la longue entreprise de protection des forêts et des eaux congolaises.

