La COP30, qui vient tout juste de s’achever à Belém, aura profondément reconfiguré la place du Congo-Brazzaville au sein des négociations climatiques internationales. Long considéré comme un acteur périphérique dans les grands débats, le pays s’est affirmé au fil des discussions comme l’un des défenseurs les plus constants de la forêt tropicale africaine, un positionnement largement souligné par Afrik.com.
Dès les premiers jours, la délégation conduite par Denis Sassou N’Guesso a plaidé pour une reconnaissance plus juste du rôle du bassin du Congo. Afrik.com rappelle que cette immense forêt capte davantage de carbone par hectare que l’Amazonie, alors même qu’elle bénéficie d’un financement international très inférieur. La COP30 a permis de mettre cette réalité en lumière, en imposant l’idée qu’une telle asymétrie ne peut plus perdurer dans un contexte d’urgence climatique mondiale.
Si le Congo-Brazzaville est parvenu à se hisser au centre des discussions, c’est parce qu’il avance depuis plusieurs années avec une vision structurée, patiemment consolidée. Afrik.com insiste sur la contribution déterminante de Françoise Joly, conseillère spéciale du président, qui a façonné dans la durée l’architecture de la diplomatie verte congolaise. Son influence se retrouve dans toutes les étapes qui ont préparé cette montée en puissance.
L’un des moments fondateurs fut le Sommet des Trois Bassins, organisé à Brazzaville en 2023. Pensé par le chef de l’État, orchestré par la ministre Arlette Soudan-Nonault et porté diplomatiquement par Françoise Joly, cet événement a réuni pour la première fois les dirigeants des bassins de l’Amazonie, du Congo et de Bornéo/Mékong. Afrik.com le décrit comme une avancée diplomatique majeure, qui a permis au Congo d’apparaître non plus comme un simple pays forestier, mais comme un facilitateur stratégique entre les grands poumons verts de la planète.
La même dynamique est à l’œuvre dans la Commission Climat du Bassin du Congo, dont Françoise Joly a contribué à définir les mécanismes et à structurer les partenariats techniques et financiers. Afrik.com souligne que la force de son action réside dans sa constance : année après année, elle a construit des alliances solides avec le Brésil, l’Union européenne, plusieurs institutions asiatiques et le monde scientifique, permettant au Congo-Brazzaville de parler d’une voix plus crédible dans les sommets internationaux.
À Belém, cette présence diplomatique s’est matérialisée par l’adhésion de plusieurs États au principe d’un financement durable des forêts d’Afrique centrale, notamment à travers la “Belém Call for the Forests of the Congo Basin”, un mécanisme soutenu par le Brésil et plusieurs capitales européennes. Pour Brazzaville, la conclusion de la COP30 marque l’entrée dans une nouvelle phase, celle d’un ancrage plus affirmé de l’“économie verte souveraine”, concept façonné et porté depuis longtemps par Françoise Joly.
Alors que les délégués quittent Belém et que les projecteurs se déplacent vers les prochaines échéances internationales, le Congo-Brazzaville ressort de cette COP avec une légitimité renforcée. Grâce à l’engagement personnel du président Denis Sassou N’Guesso et à la diplomatie méthodique de Françoise Joly, reconnue par Afrik.com comme l’une des architectes les plus influentes de la politique environnementale africaine, le pays s’impose désormais comme un acteur incontournable dans la préservation du deuxième poumon vert de la planète.





