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Brazzaville : une conférence pour mieux gérer les forêts

À Brazzaville, le 23 janvier, la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo, a ouvert la Conférence des directeurs départementaux de l’Économie forestière. Le thème annoncé vise le renforcement de la gouvernance et de la performance d’un secteur au cœur des équilibres nationaux.

Gouvernance forestière : le maillon départemental au premier plan

Autour de la table, des responsables venus des départements et des cadres de l’administration centrale. La rencontre s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations gouvernementales, avec un objectif simple à énoncer et complexe à tenir : améliorer la gestion forestière sur l’ensemble du territoire national.

La ministre a replacé les directeurs départementaux au centre du dispositif. Ils sont attendus sur l’application des textes législatifs et réglementaires, le contrôle des activités, la lutte contre l’exploitation illégale, et l’accompagnement des communautés locales, au plus près des réalités de terrain.

Contrôle et conformité : « veiller au strict respect »

« Votre rôle est essentiel. Vous veillez au strict respect de ces engagements et accompagnez les opérateurs », a souligné Rosalie Matondo. La formule, directe, traduit une ligne de conduite : faire fonctionner les règles et aider les acteurs à s’y conformer, département par département.

Dans le langage administratif, le contrôle n’est pas seulement une sanction. Il sert aussi à prévenir les dérives, à clarifier les obligations contractuelles des exploitants, et à installer des pratiques plus durables, notamment dans les massifs forestiers soumis à de fortes pressions.

Biodiversité et climat : un secteur stratégique pour l’économie

La ministre a également rappelé l’importance stratégique du secteur forestier pour l’économie nationale. Les enjeux cités articulent croissance et emplois, tout en intégrant la protection de la biodiversité et la lutte contre les changements climatiques.

Ce double registre, économique et écologique, résume l’équation congolaise : produire et transformer, tout en préservant. Le pilotage annoncé cherche à renforcer la performance sans perdre de vue la responsabilité environnementale attachée à un patrimoine forestier majeur.

Taxes, rapports, statistiques : la bataille des données fiables

Parmi les priorités mises en avant, l’amélioration du recouvrement des taxes et autres produits forestiers apparaît comme un levier central. Une fiscalité mieux suivie doit soutenir la contribution du secteur au développement, tout en rendant le système plus lisible.

Autre chantier : la production régulière de rapports d’activités et de statistiques fiables. Des chiffres mieux tenus permettent de suivre les volumes, d’apprécier le respect des obligations, et de mieux orienter l’action publique, au-delà des impressions et des rumeurs.

Boisement, reboisement et transformation locale du bois

Les travaux intègrent aussi la mise en œuvre de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement. L’intitulé rappelle que la gestion forestière ne se limite pas à l’exploitation : elle inclut aussi la restauration et la projection dans le long terme.

La conférence aborde également l’application de la réforme relative au partage de la production des grumes, ainsi que le renforcement de la transformation locale du bois. Derrière ces mots, une ambition : mieux valoriser la ressource sur place, avec davantage de valeur ajoutée.

Sur le terrain : appliquer la loi, département par département

À l’issue des échanges, les directeurs départementaux ont réaffirmé leur engagement à traduire les orientations arrêtées en actions concrètes. L’enjeu affiché est d’accroître la contribution du secteur forestier au développement économique national, tout en consolidant les mécanismes de suivi.

Le directeur départemental de la Lékoumou, Armel Siba-Ngolo, a insisté sur l’échelle d’exécution : « Le défi est de faire appliquer la loi et ses règlements au niveau de chaque département. (…) veiller à leur application effective dans la Lékoumou ».

Dans la même veine, Lionel Kimbémbé, directeur départemental de Nkeni-Alima, a indiqué que la ministre les a exhortés à travailler dans le strict respect de la réglementation en vigueur. « Pour nous, c’est un renforcement de nos prérogatives », a-t-il conclu.

Impact & solutions : une gouvernance plus solide, des forêts mieux suivies

Ce que cherche à installer la conférence, c’est une chaîne de responsabilité continue entre Brazzaville et les départements : contrôle des activités, lutte contre l’illégal, suivi contractuel, données fiables, et formation continue des agents. La ministre a aussi évoqué l’amélioration des conditions de travail.

À terme, une gouvernance plus solide peut rendre les massifs forestiers plus faciles à protéger, et le secteur plus utile au pays. Les solutions proposées restent institutionnelles et pratiques : faire appliquer les textes, mieux mesurer, et transformer davantage localement.

Comment y aller : assister à une conférence à Brazzaville

Les conférences sectorielles se tiennent généralement à Brazzaville, siège de l’administration centrale. Pour y assister, il faut le plus souvent une accréditation, une invitation officielle ou un accès presse, obtenu via les services compétents du ministère concerné.

Pour les voyageurs et photographes, l’approche la plus réaliste est de suivre l’actualité institutionnelle et de privilégier des rendez-vous ouverts ou annoncés publiquement. Sur place, il convient de respecter les consignes de prise d’images et les règles de sécurité.

À savoir : ce que la ministre demande aux services forestiers

La feuille de route rappelée à Brazzaville insiste sur l’application de la loi, le contrôle et la lutte contre l’exploitation illégale, la promotion de la gestion durable, et l’accompagnement des communautés locales. Elle met aussi l’accent sur le recouvrement des taxes et des statistiques fiables.

Dans les départements, ces priorités se déclinent en gestes concrets : produire des rapports réguliers, suivre les obligations contractuelles des exploitants, préserver les massifs forestiers, et renforcer les compétences des agents par la formation continue.

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