Sur l’Oubangui, une équipe du GIE-SCEVN va de village en village pour expliquer aux riverains les travaux engagés sur les voies navigables. Balises, sécurité de la navigation, sauvegarde environnementale et sociale : la campagne, menée dans le cadre du Pracac, mise sur les populations installées au bord de l’eau.
Un fleuve à rendre plus sûr pour la navigation
Le Groupement d’intérêt économique pour le service commun d’entretien des voies navigables, plus connu sous le sigle GIE-SCEVN, a lancé cette campagne sur l’axe Oubangui-Sangha. Elle accompagne des travaux d’envergure financés par la Banque mondiale à travers le Pracac.
Derrière cet acronyme se trouve le Projet régional d’amélioration des corridors de transport routier et fluvial en Afrique centrale. L’opération relève précisément de sa sous-composante 1.1, intitulée « Investissements d’amélioration des voies navigables du Congo-Oubangui ».
L’objectif affiché tient en deux mots : navigabilité et sécurité. Les interventions concernent le fleuve Congo ainsi que deux de ses affluents, l’Oubangui et la Sangha.
Sur l’Oubangui, une mission au plus près des villages
C’est actuellement sur l’Oubangui que la mission est à pied d’œuvre. Elle réunit des experts en sauvegarde environnementale et sociale, des spécialistes de la communication et un officier baliseur du GIE-SCEVN, un attelage qui mêle compétences techniques et savoir-faire pédagogique.
Après une étape à Bétou, l’équipe a parcouru l’axe fluvial en multipliant les séances d’information et de communication auprès des communautés riveraines. Les ateliers se sont tenus notamment à Dongou, à Impfondo et dans le district de Liranga.
Autour de la table, un public varié : responsables locaux, groupements de pêcheurs et de transporteurs, directeurs départementaux, représentants des femmes et des jeunes, sages et notabilités, sans oublier le secteur portuaire. Autant d’acteurs qui partagent, chacun à sa manière, l’usage du fleuve.
Des relais communautaires pour faire durer le message
La campagne ne se limite pas au passage des experts. Des groupes de relais communautaires ont été formés afin d’assurer la continuité de la sensibilisation auprès de la population. Un choix qui inscrit la démarche dans la durée.
Les réunions d’information et de sensibilisation ont aussi gagné plusieurs villages riverains de l’Oubangui. Les organisateurs citent notamment Ibenga, Boyele, Talangai, Lanza, Mabelou, Mombendzele et Ngondola, une liste qu’ils ne présentent pas comme exhaustive.
Bouées, balises et signaux de rive : un dispositif à préserver
Que dit-on aux riverains ? Les échanges ont d’abord porté sur la connaissance du Pracac et du GIE-SCEVN, puis sur les travaux d’entretien des voies navigables. Un volet touche directement le quotidien des usagers du fleuve : le balisage.
Dans leur communiqué de presse, les organisateurs insistent sur « l’importance du respect et de la préservation du dispositif de balisage (Bouées, balises, signaux de rives) ». Ces équipements ont été abordés aux côtés de la sécurité de la navigation, autre thème central des rencontres.
Sauvegarde environnementale et sociale : les règles de la Banque mondiale
Le volet environnemental et social figure lui aussi au programme. Les séances ont présenté les aspects de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque mondiale, ainsi que le Mécanisme de gestion des plaintes du projet, exposé aux participants.
Cette attention ne date pas du lancement de la campagne. En prélude, l’équipe avait animé à Pokola, dans la Sangha, une formation spécifique destinée à l’équipage du baliseur Oubangui, consacrée au respect strict des normes environnementales et sociales de la Banque mondiale pendant les travaux de balisage.
La chronologie mérite d’être relevée : les consignes ont d’abord visé ceux qui interviennent directement sur l’eau, avant d’être partagées avec les communautés qui vivent le long des rives.
Cap sur la Sangha dans les prochains jours
Selon le calendrier de la mission, les experts poursuivront dans les prochains jours leurs séances de sensibilisation et leurs réunions de proximité avec les communautés riveraines, cette fois le long de la rivière Sangha.
La démarche est présentée comme le signe de la volonté du Pracac et de son bras technique, le GIE-SCEVN, de placer les communautés riveraines au cœur d’une navigation plus sûre, durable et inclusive.
Fort d’une expertise historique dans l’entretien des voies navigables du bassin du Congo, le GIE-SCEVN se pose en pilier de la sécurité du transport fluvial sur le corridor Congo-Oubangui-Sangha. Sur ce corridor, la sécurité passe aussi par ceux qui vivent au bord de l’eau.





