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Le Fonds vert pour le climat a approuvé, le 27 octobre à Songdo, le projet camerounais RACINE : 215,9 millions d’euros pour des filières cacao et café plus productives, traçables et sans déforestation, dans cinq régions du pays.

Un feu vert obtenu à Songdo

C’est à Songdo, le 27 octobre 2026, que tout s’est joué. Réuni pour sa 46e session, le Conseil d’administration du Fonds vert pour le climat (FVC) a approuvé le projet RACINE, porté par le ministère camerounais de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT).

L’acronyme résume l’ambition : Resilient Agriculture for Climate, Investment, Nature and Equity. Autrement dit, une agriculture capable d’encaisser les chocs climatiques, d’attirer l’investissement, de ménager la nature et de viser davantage d’équité.

Dans la même décision, et sans condition particulière selon Journal du Cameroun, le Fonds a accrédité le MINEPAT pour conduire la mise en œuvre. Le média camerounais y voit « une décision, deux victoires ».

215,9 millions d’euros pour l’agriculture résiliente

Le montage financier global atteint 215,9 millions d’euros. Sur cette somme, 87 millions sont engagés directement par le FVC. Journal du Cameroun parle d’une enveloppe sans précédent pour le pays dans le domaine de l’agriculture résiliente.

Cacao et café, des filières à transformer

Le cœur du projet se trouve dans les plantations. RACINE entend transformer en profondeur les filières cacao et café, présentées comme des piliers de l’économie camerounaise.

Les objectifs sont clairs : des cultures plus productives, plus résilientes face au climat, traçables et sans déforestation. Ce dernier engagement fait de la forêt l’un des critères du projet, au même titre que les rendements.

Cinq régions et un exécutant proche des producteurs

Sur le terrain, le projet couvrira cinq régions : le Centre, le Sud, l’Est, le Littoral et le Sud-Ouest.

Son exécution est confiée au Fonds de Développement des Filières Cacao et Café (FODECC). Selon la source, cet organisme doit intervenir au plus près des producteurs, premiers concernés par ces changements.

Le MINEPAT change de statut

Au-delà des montants, l’accréditation du ministère est décrite comme une victoire institutionnelle majeure. Le Cameroun ne sera plus seulement bénéficiaire de financements climatiques : il devient un acteur accrédité, en mesure de porter, de gérer et de mettre en œuvre lui-même des projets du Fonds vert.

Pour Yaoundé, rapporte Journal du Cameroun, c’est la preuve que le pays sait bâtir, par ses propres institutions, des réponses à la hauteur de l’enjeu climatique.

Nature, revenus et marchés exigeants

RACINE réunit ainsi trois ambitions : protéger la nature, sécuriser les revenus des producteurs et positionner l’agriculture camerounaise sur des marchés internationaux exigeants en matière de traçabilité et de durabilité.

Reste désormais la phase la plus attendue, celle de la mise en œuvre dans les cinq régions concernées. C’est là que se mesurera la promesse d’un cacao et d’un café cultivés sans sacrifier la forêt.

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