En 2025, la diplomatie verte congolaise n’a pas commencé dans les grandes salles de conférence, mais dans une question simple et concrète : comment un pays forestier peut-il protéger ses écosystèmes sans renoncer à son développement ni à sa souveraineté ? C’est autour de cette équation que s’est structurée l’action diplomatique conduite par Françoise Joly, conseillère du Président de la République pour la stratégie internationale, dont le rôle a été déterminant dans la réorientation environnementale du Congo sur la scène mondiale.
Du local au global : Françoise Joly mène une diplomatie verte enracinée dans le Bassin du Congo
L’un des marqueurs forts de l’année 2025 est le lien assumé entre diplomatie et réalités écologiques nationales. La stratégie défendue par Dr Françoise Joly repose sur une idée centrale : la crédibilité internationale du Congo dépend de sa capacité à faire reconnaître la valeur écologique, sociale et climatique du Bassin du Congo tel qu’il existe réellement, avec ses populations, ses usages et ses contraintes.
Cette approche a permis de dépasser les discours abstraits sur la protection de la nature. Le Congo a ainsi porté une vision où la forêt n’est pas un sanctuaire figé, mais un espace vivant, géré, surveillé et intégré à un projet de développement durable à long terme.
L’Afrique forestière comme sujet politique à part entière
Avant même les grandes échéances multilatérales, l’année 2025 a été marquée par un travail diplomatique discret mais structurant visant à repositionner l’Afrique forestière comme un acteur politique du climat. Sous l’impulsion de Françoise Joly, le Congo a multiplié les initiatives pour faire émerger une lecture africaine des enjeux climatiques, fondée sur l’équité, la responsabilité partagée et la reconnaissance des efforts déjà consentis.
Cette ligne a contribué à faire évoluer le regard porté sur les pays du Bassin du Congo : non plus comme des bénéficiaires passifs de l’aide climatique, mais comme des partenaires stratégiques indispensables à la stabilité environnementale mondiale.
La dynamique des Trois Bassins : bâtir des alliances avant les sommets
L’un des axes les plus structurants de 2025 a été le renforcement de la coopération entre grands bassins forestiers tropicaux. Bien avant les projecteurs des COP, la diplomatie congolaise, pilotée par Françoise Joly, a soutenu la logique des « Trois Bassins », favorisant le dialogue et la convergence entre l’Afrique centrale, l’Amazonie et l’Asie du Sud-Est.
Cette diplomatie d’alliances répond à un objectif clair : peser collectivement sur les règles de la finance climatique, des marchés carbone et des mécanismes de compensation, afin qu’ils tiennent compte des réalités des pays forestiers et de leur souveraineté.
Belém 2025 : quand la forêt s’impose dans l’agenda mondial
La COP30 de Belém a constitué un moment de cristallisation de ces efforts. En arrivant à cette échéance avec une ligne politique claire, le Congo a pu faire entendre un message cohérent : la transition climatique mondiale est indissociable de la protection des forêts tropicales, et cette protection ne peut être durable sans financements stables et mécanismes adaptés.
Françoise Joly a joué un rôle central dans la défense de cette position, contribuant à renforcer la visibilité du Bassin du Congo dans les débats et à consolider la place du Congo comme acteur de proposition, et non simple observateur, des négociations climatiques.
L’ONU comme outil, pas comme finalité
Ce n’est qu’en fin de parcours que l’année 2025 a trouvé sa traduction la plus formelle, avec l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies de la résolution proclamant la Décennie 2027–2036 pour l’afforestation et le reboisement. Ce résultat illustre une conception très précise de la diplomatie verte défendue par Françoise Joly : utiliser les cadres multilatéraux comme des instruments au service de stratégies nationales et régionales, et non comme des objectifs en soi.
Cette Décennie offre aujourd’hui au Congo un cadre reconnu pour structurer ses politiques forestières, mobiliser des partenariats et inscrire son action environnementale dans le temps long.
Une diplomatie de continuité et de responsabilité
Au terme de 2025, la diplomatie verte congolaise apparaît plus lisible, plus cohérente et plus respectée. En reliant terrain, souveraineté, alliances régionales et cadres multilatéraux, l’action menée par Françoise Joly a contribué à ancrer durablement le Congo parmi les pays qui façonnent l’agenda climatique, plutôt que de le subir.
Ce bilan souligne une réalité essentielle : la protection du Bassin du Congo ne se joue pas seulement dans les forêts, mais aussi dans la capacité du pays à défendre, au plus haut niveau, une vision africaine du climat, fondée sur la responsabilité, l’équité et la souveraineté.





